‹ Chants & chansons populairesChapitre 28 sur 88 · ST · texte numérisé non relu

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t’ai -me! Dans les coin - bats, je t’sui- vrai pas à pas.

Dedans Paris y a-t’un militaire,

Qui, nuit et jour, vient me faire l’amour. Je lui ai dit : Cher amant, que je t’aime ! Dans les combats, je t’suivrai pas à pas.

Sitôt qu’il eut les amours de la belle Le malheureux vient lui fair’ ses adieux...

La belle a pris cent écus chez son père, Dedans Paris se fit fair’ des habits.

S’habille en page, en dragon militaire, Monte à cheval comme un vrai général.

Variante:

(l) M’voici r 'venue, mon amant ne vit plus.

(Saxi).

2* vol

CH A NSON S A N KCbO'ïl Q C ES

En arrivant desur la place d’armes,

Au même instant rencontra son amant :

— Te souviens-tu, quand j’étais chezmon père,

Que, nuit et jour, tu me faisais l’amour?

Mais à présent, nous voilà dans la plaine,

Lui dit soudain : Mets le sabre à la main !

Ils se battaient, l’amant et la maîtresse ;

EU’ mit d'abord son amant à la mort.

Dedans Paris arriva la nouvelle,

Le roi Louis la voulut voir aussi.

— Oh ! ce n’est point pour te punir, la belle,

C’est pour savoir si t’as fait ton devoir.

Le roi Louis récompensa la belle

D’un’ montre en or qui valait cent louis d’or :

— Rentourne-toi, belle, dans ton village,

Prends un mari qui soit riche et joli !

(Marguerite Chamoin , femme Gueneau, Asnan , 1830).

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