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t’ai -me! Dans les coin - bats, je t’sui- vrai pas à pas.
Dedans Paris y a-t’un militaire,
Qui, nuit et jour, vient me faire l’amour. Je lui ai dit : Cher amant, que je t’aime ! Dans les combats, je t’suivrai pas à pas.
Sitôt qu’il eut les amours de la belle Le malheureux vient lui fair’ ses adieux...
La belle a pris cent écus chez son père, Dedans Paris se fit fair’ des habits.
S’habille en page, en dragon militaire, Monte à cheval comme un vrai général.
Variante:
(l) M’voici r 'venue, mon amant ne vit plus.
(Saxi).
2* vol
CH A NSON S A N KCbO'ïl Q C ES
En arrivant desur la place d’armes,
Au même instant rencontra son amant :
— Te souviens-tu, quand j’étais chezmon père,
Que, nuit et jour, tu me faisais l’amour?
Mais à présent, nous voilà dans la plaine,
Lui dit soudain : Mets le sabre à la main !
Ils se battaient, l’amant et la maîtresse ;
EU’ mit d'abord son amant à la mort.
Dedans Paris arriva la nouvelle,
Le roi Louis la voulut voir aussi.
— Oh ! ce n’est point pour te punir, la belle,
C’est pour savoir si t’as fait ton devoir.
Le roi Louis récompensa la belle
D’un’ montre en or qui valait cent louis d’or :
— Rentourne-toi, belle, dans ton village,
Prends un mari qui soit riche et joli !
(Marguerite Chamoin , femme Gueneau, Asnan , 1830).