‹ Chants & chansons populairesChapitre 76 sur 88 · IÉ · texte numérisé non relu

IÉ

cô - tes d’An - gle

viè-re, Des-sous les

ter- re, J’ai vu cinq

(fent mil - le ca-

nous De dans l’o - reil - le d’un pi

geon.

Venez écouter en passant (1 l u coq-à-l’àri qu’est fort plaisant.

C’est c’que j’ai bien vu en dormant, Hier au soir, au soleil levant.

Oui, dans le fond d’une rivière, Dessous les côtes d’Angleterre,

J'ai vu cinq cent mille canons Dedans l’oreille d’un pigeon.

En passant par la vil T de Lyon,

J’ai vu un cerf jouer du violon,

Avec un lièvr’, du tympanon ;

Cinq cents grenouill’ dansaient au son.

Un poulet pissait du vinaigre Sur le visage blanc d'un nègre Un ours dansait avec un chien Sur le clocher, m’croirez-vous bien ?

Variante :

(1) Ecoutez ici lmi passant.

CHANSONS ANECDOTIQUES

J’ai rencontré dans mon chemin (1) Une carpe avec un lapin,

Chacun un pistolet en main.

Ils faisaient rôtir du boudin Desur un gros charbon de neige.

En revenant de faire un siège D'un’ joli’ ville sans maisons ;

Les boulets étaient de coton.

Mais j’ai vu un tour bien plaisant, (2) Oui, j’ai bien vu un merle blanc Qui portait un moulin à vent,

Une charrette entre ses dents.

Et j’ai bien vu plus grand’ merveille : Un an’ qui faisait d’Ia dentelle,

Une truie qui ramait des choux, (3) L’vendredi gras, l’trent’ deux d’août

Garçons et liH's à mon côté, Voyez si j’dis la vérité.

Vous ne devez pas me blâmer,

.le chante et je fais mon métier.

Et je parcours de ville en ville,

.le vois des tours assez subtil(e)s ; S'il y en a un qu'dit qu’j’ai menti, J’n’aurai pas d’procès avec lui.

fJ.-F. Lambert , Préporché , 1822).

MESSIEURS, JE VIENS VOUS DIVERTIR (L'air n'ct pu être note.)

Messieurs, je viens vous divertir D’un nouveau coq-à-lane,

Bien composé pour bien mentit.

Dans l’oreille d’un âne,

J’ai vu trois gros rats (4)

Qui rasaient trois chats,

Leur coupant les oreilles Trois jeunes souris Lavaient leurs habits Dans un nid de corneille.

Ce que j’ai vu de plus nouveau,

Un ours avec un tigre,

Chanter tous deux des airs nouveaux, Log’ à l’hôtel d’Aligre Et trois léopards Avec trois canards,

A l’ombre d’une treille.

Dans un cabinet,

Jouvant au piquet,

En vidant la bouteille.

Variantes :

(1) J’ai passé un peu plus avant,

J’ai vu un tour(e) bien plaisant :

Un fourmi et un éléphant

Qui se battaient bien ardemment.

(Dominique. Carré , Colmcrij , 181 4).

(2) Et j’ai bien vu un merle blanc Tenant un’ charretle en ses dénis,

Sous sa queue un moulin à vent,

Sur son dos Paris et Lyon.

(Femme Hangars , Dommartin , 1811)’

(3) Un bouquin qui...

(\) Trois poissons d’hareng Qui coupaient le vent Avec un grande serpe...

( Couplet incomplet )

(J. Magnand , Mur lin , 1812)

CHANSONS PLAISANTES ET FACETIEUSES

J’ai vu, dans le milieu des mers.

J’ai vu, chose certaine,

Un requin voler dans les airs, Cherchant une serène ;

Un gros loup-marin,

Venant de Turin,

A cheval sur une àne,

En cotillon gris,

Traverser Paris Pour aller en Toscane.

Celui qui a lait la chanson,

IF ainT la gaillardise.

Au bout du couplet y a son nom, Il a la barbe grise.

C’est un vieux farceur De très bonne humeur,

Un beau soir, à la veille,

Pour nous divertir Et nous fair’ mentir,

En vidant la bouteille.

(Marguerite Pasquet, veuve Fauterre , Saint- Amaml, J 807 J.

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