Mais tu crois, et pourtant tu pleures
As-tu perdu tes bien-aimés?
As-tu passé de longues heures A les voir du mal consumés?
Cette douleur est bien amère, Et mon cœur sait y compatir :
Est-il donc des maux sur la terre Que le ciel ne puisse guérir?
3. Ah! loin de toi cette pensée Qu'inspire un sombre désespoir :
Jésus, dans ton âme oppressée, D'un mot fera naître l'espoir.
Cherche dans le sein de ton Père Ceux que tes yeux ont vu partir: Il n'est point de maux sur la terre Que le ciel ne puisse guérir.
4 . Chrétiens affligés dans ce monde, Malades, pauvres, délaissés,
Sur Dieu que votre espoir se fonde, Car il ne vous a pas laissés.
Mais le péché nous fait la guerre :
Pour triompher il faut souffrir, Et les épreuves de la terre Pour le ciel doivent nous guérir.
5. Quand nous croyons qu'il nous oublie, L'Éternel compte nos douleurs ;
Et cette main qui nous châtie Va bientôt essuyer nos pleurs.
Sous la verge de sa colère Son tendre amour se fait sentir, Et s'il nous frappe sur la terre, Dans le ciel il va nous guérir.
Cantique 134.
Sur l'air du Cantique n° 3, page 6.
1 . Un nouveau combattant vient d'entrer dans la lice; Un nouvel ouvrier se joint à nos travaux ;
Un esclave nouveau commence son service ;
Un nouveau marinier vient essayer les flots, (bis.)
2. Soldat de L'Éternel, qu'une puissante armure Des assauts du péché garantisse ton cœur ; Et que l'Esprit céleste attache à ta ceinture
Le glaive de la foi, glaive toujours vainqueur, (bis.)
3. Ouvrier du Seigneur, un vaste champ t'appelle : Fort du secours de Dieu, sage de ses leçons,
A sa divine loi soumets un sol rebelle,
Que sa main parera d'immortelles moissons, (bis.)
A . Esclave, tends les mains aux glorieuses chaînes Que les élus du ciel portent jusqu'au tombeau ; Sers Dieu dans ses enfans, prends ta part dans leurs peines; Soutiens-les dans leur course, et porte leur fardeau, (bis.)
5. Matelot courageux, sur la mer de ce monde Lance-toi sans murmure et vogue sans effroi ; Le Prince de la vie est avec toi sur l'onde,
Et le port du salut est ouvert devant toi. (bis.)
6. Et nous, déjà battus des vagues de la vie, Nous, dont le gouvernail a fatigué la main , Prions pour lui, prions, et de notre patrie Disons-lui les beautés, montrons-lui le chemin, (bis.)
Cantique 155.
Sur l'air du Cantique n° 66, page 142.
1 . Célébrons tous par nos louanges Le Père de notre Sauiveur, Le Roi des hommes et des anges , La source de notre bonheur.
Sa miséricorde est immense ; Il a répandu dans ce jour Sur son Église, en abondance, L'Esprit du Fils de son amour.
zed by GoogI
2. Avant que le Maître du monde . Eût créé la terre et les deux ;
Avant qu'il fît la mer profonde, Il pensait à nous rendre heureux.
Il nous a destiné sa gloire Par un effet de sa bonté ; Mais, pour en jouir, il faut croire Et vivre dans la sainteté.
3. Ce Dieu tout bon, tout adorable, Pour ses enfans nous a choisis; 11 veut nous nourrir à sa table, Et nous y donner son cher Fils.
Ce Fils, par son obéissance, Nous obtient les biens éternels; Son sang est notre délivrance, Et sa mort nous rend immortels.