Entendront-ils notre prière
Mais toi , du moins, tu l'entendras; Toi, du moins, dans ton cœur de père 0 Dieu, tu la recueilleras!
Oui ! que ta pitié se répande Sur ceux qui ne t'ont pas prié, Et qui, repoussant ton offrande, D'eux-mêmes n'ont pas eu pitié !
5. Abrège les jours de l'attente ; Accours, Jésus! à nos dangers; Viens, et d'une voix éclatante Appelle à toi tes messagers.
Dis qu'ils deviennent une armée , Dis que, sur la terre et les mers, La grande Nouvelle semée Fasse tressaillir l'univers.
6. La terre, de ton sang baignée, Seigneur, n'est-elle pas à toi?
Parais, Victime dédaignée !
Parais, et montre-lui son roi !
Son roi, son frère, son refuge, Son tout, en la vie, en la mort, Son maître ici, là-haut son juge • Au jour terrible du Dieu fort.
7. Oh ! dans nos cœurs qui te supplient Mets plus de zèle, plus de foi ; Qu'en t'honorant ils s'humilient, Qu'ils ne rendent gloire qu'à toi.
Et quand nous prêchons à la terre Ta grâce et ta fidélité, Prêche-nous ta loi , notre Père, A nous qui savons ta bonté.
8. Oh! si le monde tarde encore, Toute la faute en est à nous, A nous, la cymbale sonore.
Vain bruit aux noces de l'Epoux !
Ah ! change en œuvres nos paroles, En dévoûment change nos vœux ; Fais-nous chrétiens ! et les idoles Tomberont partout sous les cieux !
Cantique 158.
Sur l'air du Cantique n # 28 , page 58.
1 . Mon Âme en son Dieu seulement Trouve tout son contentement; Lui seul fut toujours ma défense ; Il est mon fort et mon Sauveur, Et, protégé par sa faveur,
Je ne crains plus que rien m'offense.
2. Ne cesserez- vous donc jamais, Cruels, de troubler notre paix ?
Craignez la justice divine.
Soudain tu vas périr, méchant, Comme on voit un vieux mur penchant S'ouvrir et tomber en ruine.
3. Dieu veut-il quelqu'un élever, Ces jaloux songent à trouver Mille détours pour le détruire.
Leurs discours, plus doux que le miel, Cachent des cœurs remplis de fiel,
Et qui ne se plaisent qu'à nuire.
4. Toi, mon âme, en Dieu seulement Cherche tout ton contentement ; J'attends tout de sa bienveillance.
Il est mon fort et mon Sauveur, Et, protégé par sa faveur,
Je ne crains plus que rien m'offense.
5. C'est à Dieu que j'ai mon recours : Il est ma gloire et mon secours, La force qui me rend tranquille.
Peuples, prenez-le pour appui ; Répandez vos cœurs devant lui ; Dieu seul fut toujours notre asile.
6. Les hommes mortels ne sont rien ; Les plus grands, même avec leur bien.
N'ont qu'un faux éclat qu'on adore.
Qui l'homme et le rien pèserait,
Par cette épreuve trouverait
Que l'homme est plus léger encore.
7. N'appuyez jamais vos desseins Sur des moyens mauvais ou vains ; Fuyez les espérances folles.
Méprisez l'or et les honneurs,
Et n'attachez jamais vos cœurs A des biens trompeurs et frivoles.
8. Mon Dieu, dont je connais la voix, M'a fait ouïr plus d'une fois
Qu'en sa main seule est la puissance ; Et nous savons, Dieu juste et doux !
Qu'enfin tu donneras à tous Ou la peine ou la récompense.
Cantiqwr 139.
Sur l'air du Cantique n° 35, page 73.