‹ Chants chrétiensChapitre 122 sur 178 · faut aimer le Dieu qui nous délivre · texte numérisé non relu

faut aimer le Dieu qui nous délivre

Dès qu'on l'invoque on le voit accourir.

C'est pour l'aimer, c'est pour lui qu'il faut vivre, j ^ Et c'est en lui surtout qu'il faut mourir. I

3. J'ai vu la mort , j'ai senti sa présence ; Elle glaçait et mes sens et mon cœur.

Seul, entouré de deuil et de silence, \ ^

Faible et mourant, j'appelais mon Sauveur, f

4 . Dans cet abîme où gisait ma misère, Quel bras humain m'apporta du secours?

J'ai des amis : quel ami sur la terre | ^

Sut le danger qui menaçait mes jours? I

5. 0 mon Sauveur! tu pouvais seul entendre Le cri perdu dont je frappais les airs.

Tu l'entendis : ta main divine et tendre ( , .

Me vint répondre au fond de ces déserts ! ! 0t *'

6. Chante, ô mon âme ! et bénis sa clémence ; Il m'affranchit des horreurs du trépas.

Bénis-le encor d'une autre délivrance : i . . Dans ses sentiers il affermit mes pas. i 18

7. Son Evangile est là qui me redresse, En m'éclairant sur mes fausses vertus.

Son sacrifice est ma grande richesse, .

Et les péchés qu'il lave ne sont plus. ] ùl *'

8. 0 Père! ô Fils! ô Saint-Esprit! j'embrasse, En t'adorant, mon unique trésor!

Je veux t'aimer dans ce monde qui passe, » , . Dans l'avenir je veux t'aimer encor ! i

Cantique 145*.

Sur l'air du Cantique n° 40, page 85.

1 . Le voyageur, perdu dans une nuit d'orage, Debout, l'œil attentif, observe au loin la plage,

Et craint de sommeiller.

Tels nous nous égarons sur les sentiers du monde ; La nuit nous enveloppe et le tonnerre gronde :

Frères, il faut veiller.

2. L'homme sage et prudent veille, quand il sait l'heure Où l'avide larron, profanant sa demeure,

Viendra le dépouiller.

Nous connaissons aussi celui que l'on doit craindre ; A toute heure, en tout lieu, son bras peut nous atteindre :

Frères, il faut veiller.

3. Recueillant tous les bruits qui frappent son oreille, Ses armes à la main, l'homme de guerre veille

Jusqu'à l'aube du jour.

Veillons aussi, veillons sous notre armure sainte, Jusqu'au temps où la mort nous ouvrira l'enceinte

Du céleste séjour.

4. Voyez près de son fils une mère attentive ; Elle veille sans cesse, inquiète, craintive,

Pour diriger ses pas.

Notre âme attend de nous la même vigilance :

Oh! tandis qu'en tremblant vers la tombe elle avance ,

Frères, ne dormons pas.

5. Gardons bien notre cœur, d'où procède la vie: Étouffons dans leur germe, et l'orgueil, et l'envie,

Et tout désir mauvais.

Chassons de nos discours toute parole vaine.

Et marchons par l'Esprit sur la route qui mène

A Téternelle paix.

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