Je pense à toi depuis
Que j'étais vers le Jourdain , Et Ters la froide demeure D'JJermou , où j'errais en »ahi A Misar, en tous ces lieux , Exilé loin de tes yeux, I'. a tout mes maux me poursnivent Comme des flots qui te suivent
S Les torrent de ta colère Sur moi cent fois ont passé; Mais par ta grâce j'espère Qu'enfin l'orage est cessé.
Tu me conduiras le jour; Et moi , la nuit, à mon tour, Louant ta majesté sainte, Je t'adresserai ma plainte.
f». Dieu, ma force et ma puissance!
Dirai-je, as-tu donc permis Qu'une si longue souffrance M'expose à mes ennemis ?
Leurs fiers et malins propos Me pénètrent jusqu'aux os, Quand ils disent, a Où fait ton Dieu sa
Mais pourquoi Tabattre avec tant d'effroi?
Espère au Dieu que j'adore ; Il sera loué de moi.
Me dit qu'il est mon Sativeui :
Et c'est aussi lui , mon âme, Qu'en tous mes maux je ris lame.