Jadis l'oiseau, messager de Noé
Ne pouvant pas trouver sur cette terre De quoi poser la plante de son pié, S'en retourna sous le toit tutélaire.
2. Ainsi, Seigneur! lasse d'errer toujours, Sans voir un lieu pour y dresser sa tente, Mon âme enfin, implorant ton secours, Met en toi seul désormais son attente.
3. A tout moment je perds le droit chemin ; Car loin de toi tend mon aveugle marche!
Comme Noé, daigne avancer la main,
Dieu tout-puissant! et prends-moi dans ton arche.
4. Sois mon abri, lorsque mugit le vent! Contre le haie, ô Dieu ! sois mon ombrage !
Dans ma faiblesse, un soleil trop ardent Est dangereux aussi bien que l'orage.
Canttquf 119.
(psaume 130.)
Sur l'air du Ç antique n- il, page 22.
1 . Au fort de ma détresse, Dans mes profonds ennuis, A toi seul je m'adresse, Et les jours et les nuits.
Grand Dieu ! prête l'oreille A mes cris éclatons!
Que ma voix te réveille :
Seigneur! il en est temps.
2. Si ta rigueur extrême Nos péchés veut compter, O Majesté suprême!
Qui pourra subsister?
Mais ta juste colère Fait place à ta bonté, Afin qu'on te révère Avec humilité.