ÉPILOGUE
Le grand désir du bien a causé ma licence, Et de force il me tiendra lieu.
Oui , quoiqu'il se rencontre en cette symphonie Des tons et des rhythmes divers,
L'Éternel, je l'espère, en sera l'harmonie, Comme il Test de tout l'univers.
En empruntant à la mythologie le personnage de Cybèle , Fauteur s'est détourné un peu du vieux sens de la fable : en cela il a usé de la liberté poétique. Cybèle est seulement ici la personnification de la terre , comme l'homme est celle de l'humanité.
C'est l'hypothèse de Descartes et de Leibnitz que l'auteur a cru devoir suivre relativement à la formation du globe. Quant à la gradation des êtres dans leur apparition sur la terre, il s'est conformé, autant que possible, au système de Cuvier.
La Bible , Homère , Platon, représentent les hommes primitifs comme des géants. Vico s'exprime ainsi sur le mariage dans sa Philosophie de l'histoire :
Le mariage fut accompagné de trois solennités. — La première est celle des auspices de Jupiter, auspices tirés de la foudre qui avait dé-
cidé les géants à les observer. De cette divination, aortes, les latins définirent le mariage, omnis vitœ consortium, et appelèrent le mari et la femme, consortes. En italien , on dit vulgairement que la fille qui se marie prende sorte. Aussi est-ce un principe du droit des gens, que la femme suive la religion publique de son mari. — La seconde solennité consiste dans le voile dont la jeune épouse se couvre , en mémoire de ce premier mouvement de pudeur qui détermina l'institution des mariages. — La troisième , toujours observée par les Romains , fut d'enlever l'épouse avec une feinte violence , pour rappeler la violence véritable avec laquelle les géants entraînèrent les premières femmes dans leurs cavernes. (Vico, traduction de M, Michelet.)
Les premiers pères furent à la fois les sages , les prêtres et les rois ou législateurs de leurs familles. Ils durent être dans la famille des rois absolus , supérieurs à tous les autres membres , et soumis seulement à Dieu. Leur pouvoir fut armé des terreurs d'une religion effroyable, et sanctionné par les peines les plus eruelles. C'est dans le caractère de Polyphéme que Platon reconnaît les premiers pères de famille. (Vico, tradvction de M. Mkhelet. )
HYMNE A LA FRANCE
Dans cet hymne , l'auteur a essayé de faire la contre-partie de la Marseillaise. Il a voulu donner
au public un chant national, pacifique et religieux tout ensemble , ce qui dans sa pensée n'implique pas la condamnation de la Marseillaise , et ce qui n'empêche pas son application en temps et lieu , c'est-à-dire toutes les fois que la France aura besoin de repousser l'ennemi , de venger sa dignité blessée , ou de soutenir les droits de l'humanité.
CHANT DE VICTOIRE
Ce chant, fait à l'époque de la prise de Constantine, est une des nombreuses expressions du sentiment de joie qui anima la population française à la nouvelle de cette conquête. Il exprime aussi le sens humain et religieux dans lequel il serait à désirer que la guerre fût conduite aujourd'hui.
HYMNE A DIEU
La comparaison qui forme la première strophe de cette pièce est tirée de la physiologie. C'est le phénomène de la respiration et de la circulation du sang dans le corps de l'homme.
La circulation s'opère , à très-peu près , de la même manière , dans l'homme , les quadrupèdes vivipares, les cétacés et les oiseaux. Le cœur est comme le tronc commun où viennent aboutir toutes les veines et d'où partent toutes les artères du corps. Mais il existe une différence remarquable entre l'arbre du système veineux et l'arbre du système artériel, qui viennent appuyer chacun leur tronc sur le cœur. Premièrement, le système veineux ramasse, par de petits rameaux dispersés dans toutes les parties du corps , le sang artériel
qui a servi à les réparer. Ce sang est doue appauvri, mais il reçoit en sa route , pour retourner au cœur , toutes les substances réparatrices que les sécrétions lui préparent. Enrichi des trésors que lui fournissent la nutrition , l'absorption des lymphatiques, etc. , il s'avance vers l'oreillette et le ventricule droit du cœur , qui l'envoie au poumon, où il se ramifie en vaisseaux capillaires extrêmement fins. Là , sa nature est changée par Faction de l'air, ce principe que les anciens nommaient / abulum vitœ ; il perd ses qualités de sang veineux ; il acquiert une couleur rouge éclatante ou vermeille , au lieu de rouge sombre qui le distinguait. Il passe dans les extrémités capillaires des artères pulmonaires, redescend au tronc vers le cœur gauche , qui le distribue par l'aorte à tout le corps, le pousse jusqu'aux extrémités les plus éloignées, où il porte la nutrition, le mouvement et la vie ; et c'est de là qu'il est repris
par les veines. Ainsi le sang artériel est centrifuge, le sang veineux centripète. ( Dictionnaire iVhisioire naturelle. )
TABLE
TABLE
Pages.
Avant- propos i
Invocation * 13
il. Hymne au Soleil 35
TABLE
m. Hymne à la Nuit. 51
it. Hymne à la Mer 53
y. Hymne aux Montagnes. *. 56
yi. Hymne à la Liberté 71
th. Hymne au Travail 81
nu. Hymne à la Vigne 91
». Hymne au Froment. . 103
x. Hymne au Mariage 117
xi Hymne à la Famille 133
xii Chant du Poète 145
xiii. Hymne à l'Amitié 157
xiv. Hymne à la France 163
xv. Chant de Victoire* 171
xvi. Hymne à la Candeur 131
TABLE
xtii. Hymne à la Charité 187
xviii. Chant des Vieillards 195
xix. Hymne à la Mort. 207
xx. Hymne aux Tombeaux 217
xxi. Hymne à Dieu 233