‹ Chants de Sion, ou, Recueil de cantiques d'hymnes, de louanges et d'actions de grâces, à laChapitre 102 sur 329 · Revêts-moi donc de ta forte cuirasse · texte numérisé non relu

Revêts-moi donc de ta forte cuirasse

Mets en ma main ton glaive à deux tranchants ;

Couvre mon front du casque de la grâce,

Et, par la foi, dompte, ô Dieu ! mes penchants !

1 . Malheureux que je suis ! de ma vile nature, Du corps de œtte mort, qui me délivrera ?

Loi de péché, convoitise et souillure, A vos liens quel pouvoir m'ôtera !

2. J'avais promis à Dieu, je me croyais sincère. De suivre sans détour le sentier de ses lois :

Un jour a fui : ... oh! faiblesse et misère!.. De mon Sauveur j'ai méprisé la croix.

3. Un penchant m'a séduit, et mon cœur infidèle N'a plus aimé Jésus, Jésus mon Rédempteur!

Mon âme, hélas ! d'une tache nouvelle A ressenti la honte et la douleur.

4. Est-ce donc là, mon Dieu! la sainte obéissance Qu'un de tes rachetés doit rendre à ton amour?

Est-ce donc là cette persévérance Où je devrais attendre ton retour?

o. Oh ! loin de moi. Seigneur! repousse ta colère : De tes compassions fais entendre la voix !

Pardonne encor, pardonne comme un père :

De ton courroux suspends encor le poids !

6. Oui, je suis abattu ; mais ta fidèle grâce En mon esprit froissé met un vrai repentir.

Je pleure, ô Dieu ! mais c'est devant ta face : C'est sur ton sein que mon cœur vient gémir!

130 III. Partie. — Travaux de la foi.

2° Dans la dureté et Vingratitvde de son cœur.

1. Hélas ! Seigneur! combien je trouve en moi De résistance à me soumettre à toi

Par un constant service !

Oui» t'obéir me semble encoxe la loi D'un coûteux sacrifice.

2. Ta grâce, ô Dieu I ton paternel amour, Fidèlement m'accorde, chaque jour,

Quelque faveur nouvelle.

Hélas ! pourquoi ne t'offré-je en retour Qu'un cœur dur ou rebelle !

3. Que de désirs il me faut maîtri^r, Que de fardeaux il me faut déposer,

Pour t'aimer sans réserve !

Hélas ! mon cœur, bien loin de les briser.

Ses idoles conserve.

4. Quels doux attraits et quels secrets appas, Le faux éclat et l'orgueil d'ici-bas

N'ont-ils pas sur mon âme !

Combien souvent je dirige mes pas A leur impure flainme!

Jean, viii, 32. Vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous rendra libres.

Gal . V, 16. Je dis donc : Marchez par TEsprit, et vous n'accomplirez pas le désir de la chair.

5. Ah! fais sentir à cette dureté, À ces retards, à cette lâcheté,

Ton reproche sévère.

Fais-moi rougir de ma méchanceté, Devant toi, mon bon Père!

6. Mais, ô mon Dieu ! si de tant de froideurs, De fiers délais, de coupables lenteurs.

Ma pauvre âme est punie.

Ah ! je verrai s'écouler dans les pleurs Chaque jour de ma vie.

7. Viens donc, plutôt, par un tendre support Me faire entrer dans le paisible port

D'une humble obéissance.

Là ton Esprit lavera tout mon tort Dans Teau de délivrance.

8. mon Sauveur ! lorsqu'en ce doux repos, Je sentirai mon cœur libre et dispos

Pour te suivre et te plaire.

Que me feront les ennuis ou les maux De cette triste terre !

9. Oh! promptement dispense le secours Qui doit m'ôter, eii mon terrestre cours.

Le fardeau que je traîne !

De ces langueurs qui fatiguent mes jours.

Romps et brise la chaîne.

Ps. u, 6. Voilà, tu aimes la droiture dans le cœur; aussi me feras-tu connaître la sagesse dans le secret.

132 III. Partie. — Travaux de la fol

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