Oh ! qui viendra soulager ma misère
N'esl-il pour moi point de consolateur ?
Pour moi du ciel se voilé la lumière, Et les ennuis ont abattu mon cœur. ^
'2. Ah! que de pleurs j*ai versés sans me plaindre! Que de soupirs en moi j'ai dû cacher !
Mon , plus longtemps je ne puis me contraindre, Et tout mon cœur je désire épancher.
3» Mais qui voudrait même entendre ma plainte, Si ce n'est toi, mon Dieu, mon Rédempteur !
Et qui saurait même calmer ma crainte, Si ce n'est toi, puissant Consolateur !
4. De quel secours pourrait m'être le monde ? Sa vanité se perd dans le tourment.
Si je gémis, sa ruine profonde M'offrira-t-elle un vrai soulagement?
5. Non, non, mon Dieu ! jamais ta créature, Pour ton enfant ne peut être un appui.
Sur ce roseau si notre cœur s'assure.
Bien promptement il se brise avec lui. .
6. C'est donc en toi que mon âme agitée, Bien-aimé ! vient chercher du repos.
Quand par ton sang elle fut rachetée, Tu préparas tout remède à ses maux.
PRIÈRES ET SUPPLICATIOIIS. fS7
1 . Mon âme, hëlas I en ma sou£franoe Ne trouvait plus aucun repos»
Et chaque jour mon espérance S'affaiblissait devant mes maux.
2. Seigneur! disais-je, en ta colère Doisje souffrir ce triste sort ?
As-tu cessé d'être mon Père ?
Pour moi Jésus n'est-il plus mort ?