‹ Chants de Sion, ou, Recueil de cantiques d'hymnes, de louanges et d'actions de grâces, à laChapitre 14 sur 329 · Que cherches-tu, lorsque, dans ta folie · texte numérisé non relu

Que cherches-tu, lorsque, dans ta folie

Jeune mortel ! tu fuis le Rédempteur?

Ton cœur se plaît et se confie Aux charmes d'un songe flatteur :

Mais hélas ! dans quelle détresse Peut te jeter ta propre ivresse !

3. Retourne-toi : viens sans frayeur te rendre Au doux appel de l'amour du Sauveur.

Viens l'écouter : il veut t'apprendre Quel est le chemin du bonheur :

n veut allumer en ton flme Une céleste et sainte flamme.

4. Ne tarde pas. Pourquoi perdre ta vie Loin du repos et dans la vanité !

Pourquoi serait-elle ternie Par l'impure incrédulité !

Le ciel n'est-il pas plus aimable Que tout ce monde périssable ?

Ps. cxix, 9. Par quel moyen le jeune homme rendra-t-il pur son chemin? En y prenant garde selon ta Parole.

S6 I. Partie. — Objet de là foi.

1 . L'impie en blasphémant périt dans «a folie ; Le profane mondain se rit du Créateur :

Mais ton enfant, ô Dieu ! te connaît, et publie Qu'il t'adore humblement, et qu'il t'aime en son cœur.

2. Hélas ! qu'il en est peu, parmi les fils des hommes, Qui de ton grand amour aient leurs esprits frappés ! Loin de vouloir qu'en Christ tes enfants tu les nommes, A repousseï; ce nom tu les vois occupés.

3. Que cherche donc leur cœur au milieu du mensonge De ces trésors sans prix, de ces plaisirs d'un jour ? Leur flme, hélas ! se plaît aux misères d'un songe Qui la flatte un instant, mais la perd sans retour.

4. Est-il donc quelque paix dans ces pénibles joies. Quelque pure douceur, ou quelque vrai repos?

Les ténébreux détours de leurs perfides voies Ne sont-ils pas couverts et d'ennuis et dé maux ?

5. Tu l'as dit, ô Jésus ! le chemin de la vie Est en toi. Vérité : ne se trouve qu'en toi. Ton amour me l'ouvrit, et ta voix m'y convie : Ah ! je veux y marcher et t'y suivre avec foi.

MJSTIGE PAR hk FOI EN iÉ8US. 27

6. Dissipe donc bientôt le prestige funeste Qui me séduit encore en mille vanités.

Délivres-en mon cœur, et du bonheur céleste Montre-lui les attraits et les saintes beautés.

7. Jésus ! hâte-toi ! car mon temps comme une ombre, Pour ne plus revenir, s'échappe incessamment. De mes jours incertains s'est abrégé le nombre, Et de mon sûr départ s'approche le moment.

8. Seigneur ! mon cœur vers toi regarde en assurance. Je ne suis qu'un pécheur, qu'un fragile mortel ; Mais mon âme en toi seul a mis Sa confiance.

Et je sais qu'en mourant j'entrerai dans ton ciel.

2 Cor. iv. 3, 4. Si notre Evangile est voilé, il est voilé pour ceux qpï périsssent; pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé Tentendement, afin que l'éclat de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu, ne leur resplendit point.

Rou. X, 4, 9, 11. Christ est la fin de la Loi, en justice pour tout croyant. Si tu confesses le Seigneur Jésus de ta bouche, et qu'en ton cœur tu croies que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé ; car l'Ecriture dit : Quiconque croit en lui, ne sera point confus.

28 I. Partie. — Objet de la foi.

1. Mondains! où courez-vous, et, dans votre démence, Où portez-vous vos pas !

Quoi ! ne voyez-vous pas Tout près de vous la mort, et de Dieu la vengeance ?

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