PRJVJLÉGES DB LA FOI
§ I. LE CHRSTIBII A. L'ASSmUROt R Là POSSESSION
DE là ORàO.
i . Longtemps j'avais cherché la perle précieuse» Que mon cœur désirait, qui devait m'enrichir ; Mais j'étais pauvre encor, quand Dieu me fit ouïr De sa grftce en Jésus la promesse joyeuse.
2. Oh! quel fut mon transport à la Bonne-Nouvelle Que j'étais, pour to^iours, reçu dans le pardon ; Que de tout mon salut Dieu m'avait fait le don. Et que j'avais ma part à la vie éternelle I
3. Tu le sais, ô mon Dieu ! dans mon &me étonnée Je ne pus qu'adorer ce merveilleux amour ;
Et ta joie en mon cœur, depuis cet heureux jour. S'est unie à la paix qu'alors tu p'as donnée.
4. Quel amour je te dois! Oui, mon Dieu ! pour te plaire Je devrais tout quitter, et n'être plus qu'à toi.
Je devrais, en mon cœur, garder toute ta loi, Et ne marcher jamais qu'à sa pure lumière.
5. Mais j'approche, ô Seigneur ! en poursuivant ma vie. Du bienheureux moment où toi seul j'aimerai ;
Où de la mort enfin je me dégagerai ; Où tu te montreras à mon Ame affranchie !
ASSUHAMCE BT POfiSKSSIOIf DE LA GtACE. 167
1 . Gloire soit au Seigneur ! il a brisé ma chaîne. Oui, le joug est rompu : le suis en liberté.
Jésus ! c'est là ta charité ; Oui, c'est ta grAce souveraine, Et le signe puissant de ta gratuité.
2. Quand Lazare, à ta voix, eut recouvré la vie, Tu dis : « Déliez-le, puis qu'on le laisse aller. i»
Ainsi tu viens de révéler A mon âme heureuse et bénie.
Tout son droit à la gloire où tu vas l'appeler.
3. Quel incrédule orgueil, quelle coupable crainte, Me retenait encor dans l'asservissement !
Ah ! mon triste gémissement.
Ma langueur, ma constante plainte, De ce dur esclavage étaient le monument.
4. Mais, Jénis ! aujourd'hui, dans ta vive lumière. Je possède en mon cœur ton éternel amour.
Oui, ta bonté, dès ce beau jour, A fini toute ma misère.
Et j'attends, en ta paix, ton glorieux retour.
5. Je p<ii» donc m'avaocer, plein de force et de joie. Vers l'éternel repos de la sainte Cité.
Seigneur ! vers l'immortalité Maintenant tu dresses ma voie, Et tu vus m'introduire en ta félicité.
188 IV. Partie. — Privilèges de la foi.
1 . Quel éclat tout nouveau vient de luire en mon âme ! Dans ma profonde nuit d'oii brille cette flamme ?
La lumière des cieux Resplendit à mes yeux :
mon Dieu, mon Sauveur ! que mon cœur est heureux !