‹ Chants de Sion, ou, Recueil de cantiques d'hymnes, de louanges et d'actions de grâces, à laChapitre 317 sur 329 · SE CONSACRE NOTRE VIE · texte numérisé non relu

SE CONSACRE NOTRE VIE

5 . Oui, tous nos jours ne sont que comme une pensée. En un moment leur cours se consume et périt.

A soixante-dix ans la borne en est placée, Et rhomme vigoureux à quatre-vingts finit.

6 . Le plus beau de ces jours n'est que tourment et peine . Il se hâte, il n'est plus ; et nous nous envolons !

Et notre cœur oublie, en leur fuite incertaine, Que vers ton jugement, vers la mort, nous allons !

7. Seigneur! apprends-nous à compter nos années ! Qu'en les voyant passer nos cœurs intelligents Comprennent que pour toi tu nous les as données : A te les consacrer, ah ! rends-nous diligents !

8. Retourne donc vers nous ton regard débonnaire ! Dieu ! dès le matin montre-nous ta faveur ; Et que notre âme heureuse en ta joie, ôbon Père ! Chaque jour, toujours plus, puise en toi son bonheur !

9. Que nos jours soient bénis. Seigneur ! devant ta face. Aux prix des tristes ans où nous vîmes des maux ! Pardonne nos péchés : couvre-les par ta grâce! Bon Dieu! que ton Esprit nous donne ton repos !

10. Ouï, sur tes serviteurs que ta gloire apparaisse ! Sur nous, sur nos enfants, remets ton bon plaisir! Notre œuvre t'appartient : ô Dieu ! par ta sagesse. Viens la sanctifier : viens pour toi la bénir !

c'est vers le CIBL QUE tE CBIUItIBII VOYAGE.

i . Voyageur ici-bas, comme furent mes pères. J'y passe aussi, comme eux, parmi la vanité.

Mon temps fuit, il se hftte, et vers l'éternité Il m'entraîne au travers de beaucoup de misères.

2. Comme un vaisseau que bat et fatigue l'orage. Mon corps s'use, chancelle et s'apprête à tomber : Je sens mes os fléchir et mes reins se courber : Voici, voici la fin de mon triste passage !

3. Oui, c'est tout près de moi qu'une tombe est ouverte. C'est ma couche : elle attend que j'y sois descendu ! Sépulcre ! tu veux donc que je sois confondu

Avec ces noirs débris dont ta gueule est couverte!

4. Quel serait ton effroi, ton angoisse, 6 mon âme ! Si ce funeste écueil où va heurter ton corps. N'était pour toi l'entrée à ces paisibles bords Où du fanal des cieux tu vois briller la flamme ?

5. Non, ce n'est pas la mort! Non, ne sois pas craintive, Mon ftme ! c'est Jésus que tu vois s'approcher.

C'est au sol du salut que ma nef va toucher I

Vents ! soufQez; et vous, flots ! portez-moi sur sa rive!

6. r^s de mon Dieu ! ferme et douce promesse. Que ta grâce. Esprit Saint! a scellée en mon ccèur! Je t'appartiens, ô Christ! Oui, moi, pauvre pécheur! Oh ! que je meure en toi, tout rempli d'allégresse !

HORS DE JÉSUS, TOUT fiST VANITE. Sdli

1 . Vanité ! vanité! de cette courte vie, De ses biens d'un moment !

Vanité d'une joie à la tristesse unie ;

D'un bonheur, qui nous ment !

2. Pourquoi tourner nos cœurs vers la frêle inconstance D'un monde passager !

Pourquoi vouloir saisir ce qui n'est qu'apparence Et qu'un songé léger ?

3. Dieu ne nous dit-il pas que tout, sur cette terre. Est mort, même en naissant ; Que son éclat est faux, que sa joie éphémère N'est qu'un feu périssant?

4. Combien est-il de jours de notre courte vie, Où, dans un vrai repos, Notre soif de bonheur soit enfin assouvie, Où cessent tous nos maux ?

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