PRÉFACE
Le bon accueil que l’on fit à la première édition des ‘‘ Chants des Patriotes ‘’ nous autorise À donner au public une autre édition plus complète et plus soignée. Augmenté d’une vingtaine de chansons, ce chansonnier réunit maintenant, à peu près, tous les morceaux les plus populaires, tant anciens que modernes : depuis la suave ‘‘ Claire Fontaine ’’ dont les échos légers ont traversé trois siècles, depuis l’unique ‘‘ Vive la Canadienne aux jolis yeux doux ”’ dont les accents ont voltigé dans tous les foyers du pays ; depuis le ‘‘ Petit Mousse ”’ au Cœur transi qui va revoir sa pauvre mère et sa chaumière, jusqu'à l’ ‘* O Canada ”’ sonore de Calixa Lavallée, tout y est.
Notre chansonnier s'annonce donc par lui-même, et nous sommes heureux de souhaiter bon voyage à cette deuxième édition.
Les chansons qui composent ce petit volume ne sont pas étrangères, beaucoup les ont chantées et beaucoup les chantent, "mais hélas ! souvent d’une manière inconsciente qui leur fait perdre la moitié du charme primitif; souvent aussi on ne sait qu’un couplet et l’on en reste là, perdant ainsi tout le cachet exquis de nos plus exquises légendes, Que nos refrains passent avant les refrains étrangers !
Nous croyons donc rendre un service réel à ceux qui gardent intact dans leur âme de patriotes le cute du souvenir, en aimant ce qu’ont aimé nos pères, quand nous réunissons ces parcelles de vie nationales ; car ce serait ignorer la vie que de ne pas aimer son pays, et ce serait ne pas aimer son pays que d'oublier les voix qui se sont tues.
Chantons, travaillons et luttons : le chant donne le courage, le travail donre la force et la résistance qui peuvent retarder une agonie. Et ces trois choses sont surtout la vie des peuples. Voici la chanson franche et sonore des lèvres et des cœurs F qu’elle monte vers les cie x étoilés.
J. G. Yon.
‘* Toujours unis, c'était là leur devise,
Et combattons pour la cause du bien,
Puis, bons croyants, que jamais rien ne brise Nos vœux d'amour pour le sol canadien.’
(Extrait des Aieux) Louis-Josepx Doucer.
LPATTYS
Qui jamais dans son cœur où germa l'espérance N'a béni tendrement le sol qui l’a nourri ?
Qui jamais oublia le toit de son enfance ?
Le langage sacré que d'abord il apprit ?
Vers la plage du monde où nous puisons la vie, L'enfant qui l’abandonne,en cherchant d’autres cieux, Tourne la vue et dit :—J'ai quitté ma patrie,
Je n'en ai plus, hélas ! je mourrai malheureux !—
Il dit: ‘‘ Je n’en ai plus,’ mais sa triste pensée Revient souvent aux lieux où vécut son espoir, Et de pieux accents dans son âme oppressée L'entretiennent encor de ce qu’il ne peut voir.
Ce malaise d’un cœur qui gémit en silence,
Sur des bords étrangers, de tourments incompris, Ces soupirs comprimés, ami, cette souffrance Qui vient rider le front, c'est l’ennui du pays.
Une fleur arrachée au sol qui la fit naître, Voit ternir sou éclat au souffle des zéphyrs ; Ainsi l’expatrié quoiqu'il fasse paraître, Languira tristement avec ses souvenirs.
O Canada ! toujours ton ciel et tes rivages, T'a fertile campagne où chante la gaîté,
Portent le doux cachet d’une de ces images Qui font battre les cœur. ‘mart la liberté !
Les oiseaux dans leur chant, le vent dans son murmure Nous disent combien Dieu sait toujours te bénir, Lorsque les grands soleils éveillant la nature,
Au cri de tous les cœurs viennent nous réjouir.
Dès que la neige couvre Le sillon qui s’entrouvre ; Dès que le jour sourit
A l'épi qui mûrit ;
Dès que la nuit sommeille ;
Dès que l’aurore veille, Dans toutes les saisons, A nous tous qui vivons, Notre âme nous le crie, Aimons notre patrie.
Louis-JOSEPH DOUCET.
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Musique de ALr, LALIBERTÉ Transposée par l'abbé G. DUGAS
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pitant ses flots vers l’Océan immense,
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abite, Cieux nvite, eux !
quittant jamais pour chercher d’autres ves du grand fleuve où le bonheur Pi ivre et sait mourir où dorment ses ai
[a France est belle
Allegretto, +
Pas - sez les monts, pas - sez les mers * Vi. si. tez cent cli -mats divers : Loin
= PE RAT EE = — rep ner some nt à eco er me Le RS en à fe?" CS ie Een fe d'elle, au bout de l'u - ni- vers, Vous chan -te rez fi - dé
Faut-il défendre nos sillons ?
Voyez cent jeunes bataillons S’élancer, brûlants tourbillons, Où la foudre étincelle !
La France est belle, etc,
Maint peuple, sortant du sommeil, Salue, à l’horizon vermeil, Les trois couleurs de ton soleil, O Reine universelle !
La France est belle, etc,
Et nous, ses fils, avec ardear,
Nous travaillons pour sa grandeur, Offrant à Dieu, son Créateur, Des cœurs brülants de zèle, Le France est belle, etc.
Mon en-fant, tu voudrais compren-dre Ce qu'on entend par ci-toy-
it bé-nis ; 5 EE EE qq me . = re .*e- 4 D em Ve RÉ. Ven es —— seste'e L “Fe Po PPS: Fe PRE = :
Fin, € .——2ÙC SOLE 1 GT — ————#- = en: Les li-vres n'ont rien à t'ap-pren - dre ; Fer - me-les, il n'en di-sent ee nd = “AA e or CET CE TE + N-À- 1 : 3-20 7 ET nn Er 6-6 EN 2 POS EDS rien. Vois tra vail-ler sous ma fe - né - tre Ce charron sre- gar - de -le LÉ — Rs FRET 2 ers : Loin
FR NE RE à ei ERA ct AV GENS \ “et En 0e im
e CE Lun M: — re rs FRERES it que Dieu pour mai-tre : Voi-là, mon fils, un ci-toy - en, De ——-# 2 * ki Vieux débris de la vieille armée, Il vit tomber nos défenseurs ; Il pleura la gloire échpsée, En espérant des jonrs meilleurs ; Soudain la liberté l'appelle, Le canon gronde : il est soldat ; I1 fait plus que mourir pour elle : rs Il conduit ses fils au combat, (3 = 3 sf.
66 Enfants,” dit-il, ‘‘ c'est la patrie Il revient après la victoire, Qui dans mes mains remet son sort : Travailler avec ses enfants, Honte à qui ménage sa vie ! (Jue de noms inscrits dans l’histoire ur, Enfants, la victoire ou la mort ! ” Ne valent pas ces pauvres gens !
Des larmes sil! -nnaient sa joue ; Il combattait couvert de sang, Et foulait aux pieds. dans la boue, L'’étendard brisé du tyran.
Comme eux, ne sers que l patrie :
La gloire est tout, l’ argent n ’est rien, Pour qui sait honorer sa vie
Par les vertus du citoyen. ête
Dans les prisons de Nan - tes, Dans les pri-sons de
2 9 9 > TER TN TLC Nan -tes Lui yat-un pri - son- nier.. Gai, fa - lu-ron fa-lu.
a — SES rs a ER Zu 2 Où dome
ret - te, Lui ya-t-un pri - son - nier... gai, fa - lu-ron don - dé,
Que personn’ ne va voir féis) Que la fill’ du geôlier, gai, faluron, falurette, Que la fill’ du geôlier, gai, faluron, dondé,
Elle lui porte à boire, férs) À boire et à manger, gai, faluron, falurette, A boire et à manger, gai, faluron, dondé,
Un jour il lui demande : f4is) —(Qu'est-c’ que l’on dit de moué ? gai, faluron, fulurette, Qu'est-c’ que l’on dit de moué ? gai, faluron, dondé,
Le bruit court dans la ville f4is) Que demain vous mourrez, gai, faluron, falurette, Que demain vous mourrez, gai, faluron, dondé,
— Puisqu’il faut que je meure, (bis) Ah! deliez-moi les pieds, gai, faluron, falurette, Ah ! déliez-moi les pieds, gai, faluron. dondé,
La fille encore jeunette is) Luia lâché les pieds, gai, faluron, falurette, Lui a lâché les pieds, gai, faluron, dondé,
Le garçon fort alerte, féis) a mer s’est jeté, gai, faluron, falurette, A la mer s’est jeté, gai, faluron, dondé,
D: la première p'onge, (is) Aufonlila été, gai, faluron, falurette, Au fond il a été, gai, faluron, dondé.
De la seconde plonge, féis) La mer a traversé, gai, faluron, falurette, La mer a traversé, gai, faluron, dondé.
Quand il fut sur ses côtes, fbis) Il se mit à chanter, gai, faluron, falurette, Il se mit à chanter, gai, faluron, dondé,
‘“ Que Dieu béniss’ les filles, (éis) Surtout cell’ du geôlier, gai, faluron, falurette, Surtout cell’ du. geôlier, gai, faluron, dondé,
‘ Si je retourne à Nantes, (bis) Oui, je l’épouserai ! gai, faluron, falurette,
Qui, je l’épouserai ! gai, faluron, dondé,
Les Volontaires de Terrebonne
Musique de KUCKEN.
; 2 > > > > A Eee Le D RE PER Aer IEEE + Par - tout le ca - non gron de, Sa voix
Cd SN a DR Pr ANS
sè - mela ter - reur Sa voix sè - mela ter - reur Chez tous
2 COR CRE ve CD — 2 — 2219 2 ep PP —— à 2 R ECS,
— ———— — —— — qe ——
les peu - ples du mon - de, La.. guerre se ral-lume avec fu-