PRE D
Je me suis mis un peu à l'ambassade, Afin de voir si c'était embuscade ; Alors je vis trois visages francais !....
M'ont mis le cœur d’une trop grande joie !
Mes genoux plient, ma faible voix s'arrête, Je tombe. Hélas ! à partir ils s’apprétent :
Je reste seul. ..…Pas un qui me sonsole, Quand la mort vient par un si grand désole !
Un loup hurlant vint près de ma cabane Voir si mon feu n’avait plus de boucane ; Je lui ai dit : Retire-toi d'ici ;
Car, par ma foi, je perc’rai ton habit!
Un noir corbeau, volant à l’aventure, Vient se percher tout près de ma toiture :
Je lui ai dit : Mangeur de chair humaine, Va-t’en chercher autre viande que mienne.
Va-t'en là-bas, dans ces bois et marais, Tu trouveras plusieurs corps iroquois ; Tu trouveras des chairs, aussi des os ; Va-t'en plus loin, laisse-moi en repos !
Rossignolet va dire à ma maîtresse, ( * ) A mes enfants qu’un adieu je leur laisse ; Que j'ai gardé mon amour et ma foi,
Et désormais faut renoncer à moi !
C’est donc ic1 que le mond’ m’abandonne !...
Mais j'ai secours en vous Sauveur des hommss! Très-Sainte Vierge, ah ! m’abandonnez sas, Permettez-moi d'mourir entre vos bras !