‹ Chants du paysanChapitre 1 sur 7 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

0 ma France, ma vie est mêlée à ta vie : Tes hauts faits ont grisé mon cœur d'adolescent ; Mon cœur d'homme a pleuré sur ta gloire ravie Et les blessures même ont fait couler mon sang.

Penché sur les récits de ton antique histoire, Jour par jour j'ai suivi ton essor radieux Et les contours sacrés de ton vieux territoire, Comme un portrait d'aïeul, sont fixés dans mes yeux.

Et tels je les ai vus avant les jours de larmes, Tels en des jours vengeurs je veux les voir encur, A ton premier appel prêt à prendre les armes, l'rèt sur ton premier signe à recevoir la mort.

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