RIS
La joie est brève sur la terre Ris pendant que tu peux le faire Sans aucun ride sur ton front.
Avant que l'heure des souffrances
Vienne, brisant tes espérances,
Marquer la place où tous iront.
Quand viendra l’heure où danston âme S’allumera la pure flamme,
Don du ciel qu’on nomme l’amour
Alors adieu douces pensées, Et les larmes que j'ai versées
Tu les verserus à ton tour, PRIE
L'ombre descend sur la colline,
La bruyère déjà s'incline
Sous la tiède haleine des nuits ; L’astre du soir au ciel s'allume :
Sous les bois, sous le toit qui fume
Se taisent les chants et les bruits,
À genoux et que ta parole
Vers l’Être suprême s'envole
Comme l’encens de nos autels.
Pour t’écouter, colombe blanche, Ne sais-tu pas que Dieu se penche Du haut des parvis immortels ?
Enfant, ne méle à ta prière Aucun regret, ni plainte amère ; Exalte, chante et bénis Dieu,
Et ta lonange si candide, Comme une légère sylphide,
S'envolera vers le ciel bleu.