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Toi dont porte le deuil toute l'humanité, Ton cœur ne battra plus pour les plus saintes causes ; Ami de la concorde et de la liberté,
Aux paroles de paix tes lèvres se sont closes.
En ce moment suprême où l’on va déposer Ce qui reste de toi sous les voûtes du temple, Dans la crypte royale où tu dois reposer
A tous tes successeurs sers à jamais d'exemple.
Toi qui fus de la France un ami précieux Nous n’oublirons jamais, nous français d'Amérique, Qu'un jour avec fierté, de la paix soucieux,
Tu maîtrisas l'effort de l’ogre germanique.
Oui, lorsque méditant le grand coup ’ Agadir
I1 voulut la frapper d’un choc rapide et rude Convoitant le Maroc afin de s’arrondir,
L'Europe dut la paix à ta ferme attitude.
Tu ne seras plus là pour conjurer le sort
Alors que surgira la lutte inévitable, Mais ton fils orgueilleux, s'inspirant du grand mort,
D’Albion montrera la force redoutable.
Et si jamais le sabre éxécré du Germain S’aiguise sourdement pour asservir le monde Et mettre à sa merci l’Europe de demain,
Que ta grande âme plane et sur terre et sur l'onde,