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Que moi? sort est à plaindre

Asseç vite.

quoi? Pour un sim- pie plai- sir. Si pour tou- jours je dois vi- vrea- vec

elle, Je vous le dis: je pré- fè- re mou- rir. Je peux vous

dir’ que ma femme est à crain-dre. Ah ! croyez- moi, je suis mal ma- ri-

ir-nr

é! Oh 1 mes a- mis, que mon sort est à plain-dre, J au-rais mieux

/7N refrain plus lent

fait de me pen-dre au plan- cher!- J’ai don- né mes beaux jours

En un mo-ment de fo- lie; Je m’en mords bien les doigts, mais je

suis ma-ri é! Oh! lais- sez-moi pieu- rer le res-tant de ma

rg-^

lr-

JJ

vie

! Oh ! lais-sez-moi ver- ser u

i- ne

i der-niè-re lar-me!

Ma position est bien triste et cruelle, Et tout pourquoi ? Pour un simple

[ plaisir.

Si pour tou jours je dois vivre avec elle, Je vous le dis, je préfère mourir.

Je peux vousdir’ que ma femme est à [craindre.

Ah! croyez-moi, je suis mal marié!

Ah ! mes amis, que mon sort est à [plaindre,

J’aurais mieux fait de me pendre au [plancher !

Et je fais tout à seule fin de lui plaire, Je fais le lit, je balaye la maison,

Je trie les choux, j’épluch’ les pommes [de terre,

Je vais à l’eau et je mont’ le charbon.- Je fais bien plus : je lave (ou : souffT [la vaisselle ; Enfin, je suis le modèle des époux.

Je finirai par tenir la chandelle,

Et ne rien dire ou attraper des coups.

Refrain :

J’ai donné mes beaux jours en un moment de folie ; Je m’en mords bien les doigts ; mais je suis marié. Oh ! laissez-moi pleurer le restant de ma vie !

Oh ! laissez-moi verser une dernière larme !

J’avais d’ l’argent le jour du mariage, J’avais monté un joli mobilier;

Rien ne manquait dans son petit [ménage,

Mais la coquine, elle a tout bazardé : Pour s’acheter des bottinesà la mode, Pour fair’ manger des pouletts’ au

[cousin,

Elle a vendu draps de lit et commode; Enfin, chez nous, il n’y a plus rien.

Les pots, les verres, tout se casse sur

[moi :

Le chandelier, enfin toute la vaisselle ; Oui, c’est un démon que l’enfer n’a

[pas.

Cœur de lion et langue de vipère, Qui cherche tout pour me fair’ d’ venir

[fou.

Si quelque jour je me mets en colère, Je finirai par lui tordre le cou.

A chaque instant, elle me cherche [querelle.

Abondance : (Chantée par M. J. Crétin ); Châtel. — Héry-sur-Alby : (M. FJliet) ; Boëgc : (M. Raffin.)

M. J. Tiersot (voir: Ch. p. A., 3 i 8), signale cette chanson qui lui est parvenue de Saint-Gervais.

, ,3. — Les regrets de la Mariée

ou : Adieu, fleur de jeupesse.

Adieu, fieur de jeunesse,

Adieu, aimable liberté;

La belle qualité de fille.

Aujourd'hui, il faut la quitter.

L’on me prend et l*on me mène A l’église de Saint-Eloi,

La couronne sur la têie,

Comme la fille d'un grand roi.

— Aujourd'hui tu quittes ton père Et ta mère avec regret :

C'est pour ton époux qui t’aime A qui tu dois un cœur plein d'amitié.

— La ceinture que je porte,

Qui fait trois fois le tour de moi, C'est mon amant qui me la donne Pour finir ses jours avec moi.

— La ceinture de nos amourc, Oui, mon épous’, je t’ l'ai donnée Pour vivre avec moi toujours

En parfaite tranquillité.

— Quand je vois ces filles à table.

Assises près de moi en ces lieux Quand je les vois et les regarde, Les larmes coul’nt de mes yeux.

Quand je les vois, je dis :

Dèsaujourd’hui, plusdebeaux jours,

. mais la tristesse :

Mon triste sort est le berceau.

Vaeheresse ; Chàtel ; Etercy ( Manuscrits ).

Cf. J. Tiersot : Ch. pop. A., 3 26.

Chanson très connue en Savoie.

Note: La version d’Etercy donne les refrains suivants :

Grand Dieu, quelle misère De voir ces pauvres mères Qui pleurent leur sort Souvent jusqu’à la mort!

J'avais juré dans mon jeune âge De ne jamais me marier ;

Mais à présent par avantage.

Mes parents il faut les quitter.

Les versions de M. Tiersot, provenant des Hautes-\lpes, comportent en outre les 3 couplets suivants :

Quand il vient le soir pour se rendre : Ci l’on me prend, ci l’on me mène

« Adieu, parents, adieu, z’amis ! Dans un pays fort étranger.

Je quitte le plaisir du monde Là où je n’y connais personne

Pour y prendre du souci. » Que celui que j’ai épousé.

Ah ! me voici, ma belle mère.

Me voici donc auprès de vous;

Pour votre bâton de vieillesse,

Pour finir mes jours avec vous.

. — Se njarier est ui?e £rai?de folie.

Modéré .

En- tre nous n’y pen- sons plus qu'à boi-

re, N’y pen-sons plus qu’à ri- re, z a bien boi-

nous. bu-vons la nuit, le jour.

Entre nous n’y pensons plus qu'à boire, (?) N’y pensons plus qu’a rire, z’ à bien boire. Aimons-nous (ter),

Buvons la nuit, le jour.

S’ marier, c’est une grand’ folie ;

Vaut-il pas mieux se faire un’ bonne amie. Que d’ partager (ter)

C que l’on a gagné ?

Qu’il est doux, oh ! qu’il est agréable De nous y voir tous à la même table,

Boire à côté (ter)

De nos chères beautés

Héry-sur-Alby : (Chantée par M. Cl. Guillot.

ii 5. — Divertisseps-neus.

Modéré.

Pas-sons la vi- e, Di- ver- tis- sons-nous, Pendant tout’ la

rj* - 1

vi- e, La nuit et le jour.

a tempo

verr, sans pen- ser à l’a- mSSf. Car dans cet- te af- fai-re, Il y a

guis

bien du re- tour

Passons la vie.

Elle vient enceinte

Divertissons-nous,

D’une fille, d’un garçon ;

Pendant toute la vie,

Il y a des plaintes

La nuit et le jour.

De mille façons.

Toujours à plein verre,

Quand elle vient en couches.

Sans penser à l’amour;

Le pauvre mari,

Car dans cette affaire,

Par toutes les rues

Il y a bien du retour.

Il ne fait que courir.

A-t-on pris femme

Puis un grand nombre

Y a plus de moyen,

De ces p’tits enfants

Ni pain, ni fromage,

S’en vont par le monde,

Ni argent, ni rien 1

Le cœur gémissant :

Adieu mes débauches,

L’un demande à boire,

Je n’ai plus de joie ;

Et l’autre z’à manger ;

Faut prendre la hache

Ah ! quelle triste affaire

Pour aller au bois.

Que d’êtr’ marié.

Adieu débauches,

Ecoutez tous,

Je n’ai plus de joie ;

Fillettes et garçons ;

Faut prendre la hache

Pour tant de mérite,

Pour aller au bois ;

Louez ma chanson.

Y fair’ des fascines *,

Mais du mariage

Et puis quand on revient.

N’en disons plus rien :

La femme chagrine,

C’est un esclavage

Dit qu’on n’y fait rien.

Héry-sur-Alby : (Chantée par Mme Folliet.)

Vous le voyez bien.

Cet air, à quelques légères différences près, reproduit celui de Charmante Bergère , quitte ton troupeau. (Voir aux Ch. de Bergères, 2e groupe, n* 17. p. 38.)

ou

1 16. — Turlututu.

Amusez-vous, jeune Fillette.

Assez vite , ? * avec aisance.

set- te. Le long de ces verts prés.

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