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Et cha- cun do- ré- na- vant Va t’ap- pe- 1er po- li-
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ment :
Ma- da- me, Ma- da- me, Ma- da- me.
Oh ! quel grand bonheur pour toi, Ma petite Josepte,
D’avoir su trouver en moi Un mari fort honnête;
Et chacun dorénavant Va t’appeler poliment :
Madame (ter).
— D'è vendu mô séracé San frôdà , san malicë ;
Pas cman çlo q' vivon d' procé E q vendôn la justicë.
On-n onétô labori 2 Vô bin on fripon d' moni.
Me senblë.
Mon bond n'ë pa si grou, Man é vo plé de dirë,
[y éposâ on vieu jalon;
Ma fë n'y è pa pe rirë.
Vo-î i bin mé d’ soixant’ an Vo-î i to lô pëlë blïan.
In tétâ (ter).
— Ta langue, je te le dis.
Paraît bien affilée Tu Tas fort bien dégourdie En vendant tes séracés 1 Car elle va comme tes pas.
Quand tu descendais en bas Du Môle (ter).
— Si j’avais connu plus tôt Ta langue de vipère.
Je t’aurais laissé là-haut Tricoter chez ton père ;
C’est trop tard ; j’en suis fâché D'avoir fait un vrai marché De bête.
— Cé marçhia atan qè vo Me chagrin et m désôlë ; Awé on âtrô qè vô
(On) n'a jwannâ s'y A consôlè f, Pisqë d'en arè bintou Awé la pé d'on vio fou On dtrô.
, séracé sérac ; fromage de dernière qualité, fabriqué avec le petit lait.
2. Var. : A poé y a pa bin lontan Që vo vendiva de fan P relia.
— Ma Josephte, c’est assez Parlé de nos personnes :
Des parents il faut parler.
Mon aimable mignonne; Mon père est un intendant, Le tien n’est qu'un paysan.
D'Ayse.
On-n onéto pëisan Z’ë bin pe respêctablïô Qê vutrô vie ititendan Q'on invoyiv ’ u dïdblîô.
N’ vo s’ in fassi pas on eu Car vo-^’in i dïen le cœu Vargonxê.
Bonneville : Cette origine ressort du texte même. — ( Chantée par Mme Plassat, d Anthy- Sechex, qui l'a apprise à Boëge , où elle se chantait beaucoup au temps de sa jeunesse.)
Le texte serait d’un Bonnevillois : Décret, dit le Maltois, mort en 1829.
« Cet air, dit M. J. Tiersot (Ch. p. 72 et 1 25), est emprunté à une chanson française ; on le trouve dans la Clé du Caveau , sous la rubrique d Air des Fraises: bien plus anciennement, il servait de timbre à une chanson de Saint-Aulaire dans Y Anthologie française ou Chansons choisies depuis le 1 d*
siècle jusqu'à tios jours { 1765, t. I, p. 197). »
Il a joui en Savoie d’une faveur exceptionnelle : Il a servi déjà à une autre chanson bonnevilloise. du même auteur, Décret : L'Entrée du Duc de Savoie t Ch. Félix , à Bonneville :
(Lïodô. vu to të lëvd... Që vivël).
« Associé à la Chanson de Bonneville, ajoute M. Tiersot, il s’est si bien acclimaté qu’on peut dire qu’il a été naturalisé Savoyard. »
Sur cet air également : Une chanson du Chanoine Gazel ( 1 8 1 6), de Cruseilles . D'é mo qatrô-vin do\ an ;
Une chanson polico-satirique de M. Aimé Burdet, d’Annecy (1 mai 1 8 1 5 ) . (Cf- : Despine : Recherches, p. 75, 79, 83, 10 1, 102.)
Deux chansons modernes de Ch. Collombat:
La fêta dë n* tron Monchu. — La prèsa du drapô.
(Cf. Collombat: Œuvres, 2* édit., p. 34 et 1 3 2 . )
Deux chansons satiriques, l’une de La Chapelle d Abondance sur la mo e . Lo palto Ion , l'autre d’Alby sur le Divorce. (Cf. Ritz : Ch. p. Ht* -Sav 3* edit., p. 5 7.)