‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 196 sur 202 · mc versiei) mélodique · texte numérisé non relu

mc versiei) mélodique

Modéré.

Pas un a-mant m’y cau-se Qu’un vieux d' quatre-vingts ans!

moi qui en ai quin- ze, Corn- ment pass’rai-j’ mon temps. Com¬

ri — ri

Y Il

ment pass’rai-j’ mon temps.

(On bisse le dernier vers.j

Féternes : (Mme Bel.) (Un seul couplet.)

Cette musique ne s'adapte pas au texte précédent, mais cadrerait très bien avec la version d’Aoste que nous empruntons à M. Tiersot.

Mon père me marie A l'âge de quinze ans.

Il m’adonné un homme De quatre-vingt-dix ans.

Le soir de mes noces, Avec lui faut coucher :

Me tourne les épaules Et ne fait que dormir.

Le lendemain des noces Chez mon pèr' je m en vas :

« V’ m’avez donné un homme Qui ne vaut rien du tout. »

prends patience, ma fille ,

C’est un riche marchand .

11 est souvent malade, Peut-être il en mourra.

Tu seras l’héritière De tous les biens qu’il a.

Au diable la richesse Quand le plaisir n'est pas.

J’aimerais mieux un homme De mon contentement,

Que toute la richesse De ce vieillard méchant.

,43. — La Belle mariée à up Vieux

ou : Le Désespoir d’aroapt soldat.

L’autre jour en m’y promenant Tout le long de ce rivage,

En mon chemin j’ai renscontré Une beauté parfaite à mon gré.

Oh ! je lui dis tout en riant :

« Etes-vous donc mariée ? »

Elle me répondit que non,

Quelle n’avait pas pensé aux garçons.

— Belle, je m’en vais au régiment Ce sera long pour m’attendre

— Oh ! mon amant, je t’attendrai 1

— Et moi, la belle, je t’épouserai !

Il n’en fut pas au régiment

Que son père îa marie

Avec un vieux de soixante ans 1 .

La bel!’ n’avait pas encore quinze ans.

i Var. : Avec un vieux tout gris, tout blanc.

— Cher papa, je l’épouserai ;

Mais ce sera pour vous plaire.

Oh ! oui, papa, j’ l’épouserai ;

Jamais de ma vie, je ne l’aimerai.

Cher papa, permettez-moi donc De vile écrire z’une leitre ;

Je veux écrire à mon amant

Qui est bien loin dans son régiment.

Il n’en eut pas cette lettre en mains Qu’il s’ mit à verser des larmes :

« Mon capitaine, j’ suis un malheureux !

C’est ma maîtresse qui me dit adieu !

— Mon capitaine, permettez-moi De vite écrire z’une lettre,

Je veux é :rire à mes parents.

Que j’ vais mourir dans mon régiment.»

Héry-sur-Alby : ( Madame Folliet ).

Ci. Deux autres versions : J. Rrrz : Ch. p. Hte-S p. 29 : J. Tiersot: Ch. pop. .1., p. 243.

Dans cette dernière, l’amant soldat revient pour voir une dernière fois sa maîtresse ; comme ils s’embrassent dans un dernier adieu, la belle tombe morte.

L'a embrassée et rem brassée.

Entre ses bras la belle est restée.

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