S. — Le bien marié
J'ai bien eu un grand bon- heur De
ria- ge
rrfê-tre en- ga- gé en ma-
Et d’a- voir é- pou-
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bien son mé- na-
sé U- ne femme à mon
gré Qui fait
jêhm
ty—V-
El- le sait tra- vail- 1er Sans ja-
mais se las-
ser A tou- tes sor- tes d‘ou- vra-
ge.
J’ai bien eu un grand bonheur De m’être engagé en mariage.
Et d’avoir épousé Une femme à mon gré, Qui fait bien son ménage.
Elle sait travailler Sans jamais se lasser,
A toutes sortes d’ouvrages.
Elle m'aime fidèlement.
Je vis fort content avec elle ; Nous y passons le temps Tous deux joyeusement.
Et sans aucune querelle ; Tout ce que j’entreprends Fort bien elle y consent.
Et moi de même avec elle.
Elle travaille vilement Et très proprement sa couture ; EU' brode finement.
Gagne beaucoup d argent , Elle sait bien s*y conduire Et bien utilement, s’employer au marchand En dentelles et en coiffures.
EU’ n'a pas l’esprit malin.
EU’ n'est pas du tout arrogante De plus, sans vous parler De sa fidélité,
EU’ n’en est pas méchante.
Que je fass’ mal ou bien Jamais ell’ ne dit rien ; Toujours elle en est contente
Elle a P corps bien façonné :
On n’ peut pas trouver une amante Mieux faite à mon gré.
Ses beaux yeux m'ont charmé ; Et sa bouche riante,
Son menton et son nez Sont bien proportionnés ;
C'est là ce qui m a contenté.
Si je vais au cabaret,
Alors, mes amis, que fait-elle ?
E1P vient d’un cœur soumis ; EIP me dit : « Mon ami,
Contentez votre envie ;
Çà m' fait beaucoup plaisir De vous voir divertir En très bonne compagnie. »
Quand j’ reviens à la maison,
Si j' suis en boisson, que fait-elle ? EIP ouvre sans façon.
Sans faire carillon,
Dans la chambre me mène ; EIP me dit : « Mon mignon.
Il faut prendr’ du bouillon.
Pour soulager votre peine. »
EU* vient me déshabiller,
Mon lit réchauffé tout de suite ;
EIP me dit : « Mon ami,
Il faut vous reposer.
Là vous serez tranquille.
Vous vous reposerez,
Le vin pourra passer,
Le remède est bien facile
Jeunes garçons à marier, Tâchez d'attraper sa pareille.
Mais il y a grand danger Qu'il vous faille rouler Les quatre coins de la terre Sans pouvoir attraper Une femme à vos grés,
Qui ait tout son savoir faire.
Thonon-lcs-Bains : (Chantée par Mme Victorine Bonnaud.)
Cf. J Tiersot: Ch. p. A., 3 i 6 ; version qui nous a fourni le 2e couplet, dont la chanteuse ne se souvenait pas suffisamment. La mélodie est en majeur.
Ain?ot?s-i?ous, Jeannette.
Assen vile.
Quand j’ai pris Jeannett’ pour femme, Nous n'avions tous deux pour tout
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mour; en ar-gent, rien. ElT a vait vingt ans. du cou- ra-ge :« Bah ! lui dis-
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net-te, Aimons-nous, Jean- net- te. Ma Jean-net- te. Aimons-nous tou¬
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jours; Le ciel bé- ni- ra nos a- mours. Ma Jean- net-te, Ai-mons-nous tou¬
jours; Le ciel bé- ni- ra nos a-
Quand j’ai prisJeannettepourfemme, Nous n’avions tous deux pour tout
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Que le feu qui brûlait notre àme ; Tout en amour, en argent, rien.
Elle avait vingt ans. du courage :
« Bah ! lui dis-je, quand l’on est fort, L’on ne baille pas sur l’ouvrage ;
On peut amasser un trésor.
Refrain :
Nous remplirons notre cassette, Aimons-nous, Jeannette (bisj ;
Ma Jeannette, aimons-nous toujours, Le Ciel bénira nos amours » (bis).
Après deux ans de mariage Nous avions déjà deux poupons •
mours. »
Dieu bénissait notre ménage, C’étaient de superbes garçons.
Jeanne rêvait une fillette.
Une fille nous est venue,
Qui ressemble à ma Jeanneton ;
Pour nourrir tous à la charrue,
Y a, comme on dit, bien du coton !
Mais quand je rentre à la chaumière.
Et que je vois autour de moi Ces trois enfants près de leur mère, Je me crois plus riche qu’un roi.
Refrain :
En les embrassant, je répète :
« Aimons-nous, etc... »
« Un an de travail et d’ peine Du pétrin nous a fait sortir ;
Le travail a chassé la gêne,
Notre magot va s'arrondir.
Les enfants sont comme on les élève Nous ont vus travailler pour eux ; Us sont jeunes et pleins de zèle,
Ils nous second'ront de leur mieux
Refrain :
Notre fortune est presque faite, Aimons, etc...
Nous pouvons vivr' de nos rentes :
Tous nos enfants sont mariés ;
De nos fils, nos brus sont contentes.
Les vieux ne sont pas oubliés.
Nous comptons près d'une douzaine De gros garçons frais et dodus,*
Qui propageront notre graine, Jeanne, quand nous ne serons plus.
Refrain :
Jusqu'à l'heure de la retraite.
Aimons, etc... »
comme
Table des Matières
■’réfacb . v
YSTÈME GRAPHIQUE D’ECRITURE DU Pa- TOIS . XXXII
Ire SÉRIE