Colin, mon ami
Je viens te dire adieu ; Adieu, bois, verdure, Adieu pour toujours.
La 3e strophe est propre à la version de Lully et la 8e à celle d Héry.
,8, — Que faites-vous, Bergère ?
• ces val- ï^rT - Ce que je fais? dit- el- le, J'y prends les
1 Que faites-vous, bergère, Là haut, sur ces vallons ?
— Ce que je fais r* dit-elle, J’y prends les soins Du troupeau de mon père ) Qui n’est pas loin. J
7 — Je voudrais bien, bergère, M’asseoir auprès de vous.
Oh ! non, oh ! non, dit-elle,
Retirez-vous,
Carleschiensqui megardent ) ^ N’en sont pas doux. J
— Je ne crains pas, bergère, La fureur de tes chiens ;
Ce que je crains, bergère, C'est ton honneur ;
Chose la plus certaine, ) J’aurai ton cœur. |
Chose la plus certaine,
Mon cœur, vous nTaurez pas ; Vous êtes amant volage, Garçon trompeur;
Le berger du village ) ^
Aura mon cœur. J
La Vernaz-Chablais (Mlle Duc). — Féternes. — Ghâtel. — Allinges — Vallée des Habère
Voilà une des plus populaires chansons de bergères, une de celles auxquelles participent les « garçons », et qu'on orne de la contrevoix. Par sa tonalité, l’aptitude de sa mélodie à l’accompagnement harmonique, par son rythme élargi et flottant, elle se prête très bien à l'exécution en plein air et par groupe. On la chante beaucoup en chœur dans la vallée des I labère où c'est plaisir de l'entendre.
Var. : 7. Ne pourrait-on...
Une version recueillie par M. Tiersot à Névache (Briançonnais) se termine par le couplet suivant (voir J. Tiersot : Ch. pop. Alpes , p. 362):
Là haut, là haut, bergère,
Là haut, dans ce vallon,
Le rossignol y chante,
Soir et matin,
Me dit en son langage Son doux refrain.