Derrière chez nous, il y a t une montagne
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a- mant.
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a- mant.
nous la mon-tons sou¬
vent.
Derrièr’ chez nous, il y a t’une montagne,
Moi, mon amant, nous la montons souvent.
Moi, mon amant, oui, oui, oui !
Moi. mon amant, la, la, la!
Moi, mon amant, nous la montons souvent.
A la montée, il y a de la peine,
A la descente, il y a du soulag’ment.
A la descente, oui... etc.
Derrière chez nous, le rossignol y chante,
Soir et matin, dès la pointe du jour.
Soir... etc.
J'entends qu’il dit dans son charmant langage :
« Les amoureux sont toujours malheureux.
Les amoureux. .. etc.
Pour faire l'amour, il faut la savoir faire :
Il faut s'aimer et ne pas tant parler.
Il faut... etc.
De trop parler tout le monde s'en mêle,
Et c’est souvent ce qui gât' les amours. »
Et c’est... etc.
(Un sixième couplet a échappé à la mémoire du chanteur.)
Le Châble-Bcaumont : Chantée par M. Em. Bayard.
D'une facture assez semblable à celle des Chants de moissons, cette mélodie
donne tout son eflet quand on l’exécute comme ces derniers, en bande, en plein air, à voix déployée. Les mesures 5-6 et 7-8 peuvent être chantées respective ment par des groupes successifs qui se répondent.
Dans une version dauphinoise, recueillie par M. Tiersot (Ch. pop. Alpes p. 2 3o), on rencontre les deux strophes suivantes :
Dedans Paris, y a t’un' grande fontaine Tout entourée de beaux lauriers d'amour.
Allons-y donc, ma charmante maîtresse,
Nous y prendrons les plaisirs les plus doux.
A Briançon et aux environs de Grenoble, on chante une romance patoise :
Le mâ d’amour est una maladie,
Le mâ d’amour, ren ne poûo lo gari !
L’herba du pra qu’il est tant soulagère,
L’herba du pra ne poûo pas lo gari.
dont ces quatre vers ont seuls subsisté. D’après M. Tiersot, ce serait (traduit en patois dauphinois) le dernier couplet de la chanson ci-dessus, populaire dans les régions du Centre et de l’Est.
Enfin, par suite d’un amalgame assez curieux, la plupart des strophes qui précèdent se retrouvent dans la chanson que nous donnerons plus loin : « Chère Eugénie, tu dors bien à ton aise » ; L’amant, en sérénade, repoussé de la belle, se retire, tristement résigné, dans un « bois solitaire », où il « y a tune fontaine » ; « le rossignol y chante », etc. Voir aussi Ritz : Ch. pop. Haute-Savoie (2* édition), p. 43 : Les amoureux sont toujours malheureux.