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Quand je suis dans mon jardin, J’ fais l’amour, je bois du vin.
D'une main je tiens mon verre, Et de l'autre ma bien-aimée;
J’ai passé la nuit entière.
Ma maîtresse à mon côté.
Et la bell’ m’a répondu :
« De m'aimer, n’y pense plus ; J’en suis encore trop jeunette, Trop jeunette à marier ;
Vous en trouverez bien d’autres Qui seront plus fortunées. »
« Oh ! la bel 1’, si tu voulais, Ton bonheur je le ferais.
J’en ai parlé à ton père,
Et ta mère le sait bien.
Tout dépend de toi, la belle, Ton bonheur fera le mien. »
— Oh ! ma belle, combien de fois A ta porte j’ai eu froid !
J’ vis toujours dans l'espérance, L'espéranc’ de t’épouser.
J’ai enduré mill’ souffrances, C’est pour toi, ma bien-aimée.
Héry-sur-Alby (Chantée par M Folliet). — Etercy. — Abondance.
g. — J’ai fait l’amour à une rose.
Assez lent , avec sentiment.
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Si je n’I’ai pas j’en se- rai
J’ai fait l’amour à une rose.
Mais sans savoir si je l’aurai.
C’est la plus bell’ fille du monde;
Si je n’ l’ai pas, j’en serai malheureux.
« Rose, si tu n’ veux pas me croire, Je t’en verserai de mon sang;
Je t’en verserai un plein verre.
Tu connaîtras l’amitié d’un amant.
- Si tu me prends pour ta maîtresse, Oh ! tu te trompes bien vraiment.
Je connais bien à ta finesse
Que tu n’es pas mon cher fidèle amant.
mal- heu- reux.
— Si tu n'en es plus ma maîtresse, Je m’en irai servir le roi ;
Au régiment, dans la Lorraine,
J’en trouverai d’aussi belles que toi.
— Si tu t’en vas dans la Lorraine, Moi, je m'en vas dans un couvent, Dans un couvent de religieuses;
J’y prierai Dieu pour mon fidèle amant.
J’ai tant pleuré, versé de larmes Que les ruisseaux ont débordé; Petits ruisseaux, grandes rivières,
Et les moulins se sont mis à virer.
Ohapeiry (Chantée par Mme Guillot). — Uéry-sur-Alby. — Scionzier. Abondance. Cf. Tiersot : Ch. pop. Alpes , p. 255.
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io. — Amant, tu as bien pris ma rose.
Asseç lent
re-
ver-rai.
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i « Amant, tu as bien pris ma rose, La plus belle de mon rosier;
Jamais je ne la reverrai. »
4 — Oh ! non, jen’ai pointpristarose, Elle est encore sur ton rosier,
Aussi merveilleus' qu’elle était.
7 Amant,tu m’as fait des promesses.
— Si j' t’en ai fait, je m'en repens. D'avoir rendu ton cœur content.
io — Amant ingrat, tu m’abandon- Je te ferai mettre en prison, [nés; Dans la plus grand’ tour d’Avignon.
i 3 — Je me moqu’ biendetoi, la belle. Je me moqu’ bien de tes prisons,
De la plus haut’ tour d’Avignon.
16 II n’eut pas lâché la parole, Quatre gendarm’s l’ont arrêté ;
Dans la prison, l’ont emmené.
19 — Ayez pitié de moi, la belle, Ayez pitié de votre amant Qui vous aimait si tendrement.
22 - Oh ! je n'ai point pitié des hom- Ni desamants, ni desgarçons, [mes.
Lorsqu'ils me quittent sans raison.
La Yernaz (Chantée par Mlle Duc). — Habère-Lullin. — Chapeiry.
Var. :
3 Jamais je n' la recueillerai. 16 La parole ne fut pas dite,
6 Cent fois plus belle qu’elle était. 22 Je ne prends point... i5 . de Lyon. 24 Lorsqu'ils ont perdu la raison.
n. — T’en souviens-tu, Jeannette, nia mie.
n Asse% lent.
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Ig :
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« T’en sou* viens- tu, Jeannett’, ma mi-
e, Quand
nous é- tions dans la prai- ri- e; Tu
bien
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dit plus de cent fois
Que j’t’y met- trais la ba- gue ,
doigt.
1 « T’en souviens-tu, Jeannett', ma mie, Quand nous étions dans la prairie,
Tu m’as bien dit plus de cent fois Que j’ t’y mettrais la bague au doigt.
5 — Quand nous étions dans la prairie,
J'étais trop jeune et trop petite ;
Mais à présent que j'en suis grand’,
Je t'y connais garçon méchant.
9 — N’en suis-je pas beau, n'en suis-je pas riche,
N’en suis-j’ pas garçon sans malice,
N’en suis-j’ pas doux et gracieux,
Ma belT, pour plaire à tes beaux yeux ?
i3 — Que tu sois beau, que tu sois riche,
Que tu sois garçon sans malice,
Que tu sois doux et gracieux,
Jamais, tu n’auras mes beaux yeux.
17 — J’ t’achèt'rai z’une belle robe,
Un cotillon fait z'à la mode.
Un beau caraco z’en velours,
Ma bell’, pour porter tous les jours.
21 — Je me moqu’ bien de ta bell’ robe,
D’ ton cotillon fait z'à la mode,
De ton caraco z’en velours ;
Jamais, tu n’auras mes amours.
25 — Eh bien ! j’irai de ville en ville Faire l’amour à d’autres filles ;
Si d'autres filles sont comme toi,
Je m'en irai servir le roi.
Six versions : Cusy ( Chantée par Mme Carrichon.) — Etercy. — Marcella/.. — Abondance. — Habère-Poche. — Anthy.
Cf. J. Tiersot : Ch. p. Alpes , 2 35.
Var. :
1 Fanchon, Fanchett’ ma douce mie, 2 5 ... j'irai 'bas par la ville
7 Mais, maintenant... 27 La première fois que j'ai parlé
1 8 On dit aussi : taille, robe, jupe. La bell' m’a donné mon congé.
(Vers. d’Etercy.)