‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 76 sur 202 · LT · texte numérisé non relu

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Quand je suis dans mon jardin, J’ fais l’amour, je bois du vin.

D'une main je tiens mon verre, Et de l'autre ma bien-aimée;

J’ai passé la nuit entière.

Ma maîtresse à mon côté.

Et la bell’ m’a répondu :

« De m'aimer, n’y pense plus ; J’en suis encore trop jeunette, Trop jeunette à marier ;

Vous en trouverez bien d’autres Qui seront plus fortunées. »

« Oh ! la bel 1’, si tu voulais, Ton bonheur je le ferais.

J’en ai parlé à ton père,

Et ta mère le sait bien.

Tout dépend de toi, la belle, Ton bonheur fera le mien. »

— Oh ! ma belle, combien de fois A ta porte j’ai eu froid !

J’ vis toujours dans l'espérance, L'espéranc’ de t’épouser.

J’ai enduré mill’ souffrances, C’est pour toi, ma bien-aimée.

Héry-sur-Alby (Chantée par M Folliet). — Etercy. — Abondance.

g. — J’ai fait l’amour à une rose.

Assez lent , avec sentiment.

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J'ai fait l’a- mour à u-ne ro- /T\

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Si je n’I’ai pas j’en se- rai

J’ai fait l’amour à une rose.

Mais sans savoir si je l’aurai.

C’est la plus bell’ fille du monde;

Si je n’ l’ai pas, j’en serai malheureux.

« Rose, si tu n’ veux pas me croire, Je t’en verserai de mon sang;

Je t’en verserai un plein verre.

Tu connaîtras l’amitié d’un amant.

- Si tu me prends pour ta maîtresse, Oh ! tu te trompes bien vraiment.

Je connais bien à ta finesse

Que tu n’es pas mon cher fidèle amant.

mal- heu- reux.

— Si tu n'en es plus ma maîtresse, Je m’en irai servir le roi ;

Au régiment, dans la Lorraine,

J’en trouverai d’aussi belles que toi.

— Si tu t’en vas dans la Lorraine, Moi, je m'en vas dans un couvent, Dans un couvent de religieuses;

J’y prierai Dieu pour mon fidèle amant.

J’ai tant pleuré, versé de larmes Que les ruisseaux ont débordé; Petits ruisseaux, grandes rivières,

Et les moulins se sont mis à virer.

Ohapeiry (Chantée par Mme Guillot). — Uéry-sur-Alby. — Scionzier. Abondance. Cf. Tiersot : Ch. pop. Alpes , p. 255.

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io. — Amant, tu as bien pris ma rose.

Asseç lent

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ver-rai.

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i « Amant, tu as bien pris ma rose, La plus belle de mon rosier;

Jamais je ne la reverrai. »

4 — Oh ! non, jen’ai pointpristarose, Elle est encore sur ton rosier,

Aussi merveilleus' qu’elle était.

7 Amant,tu m’as fait des promesses.

— Si j' t’en ai fait, je m'en repens. D'avoir rendu ton cœur content.

io — Amant ingrat, tu m’abandon- Je te ferai mettre en prison, [nés; Dans la plus grand’ tour d’Avignon.

i 3 — Je me moqu’ biendetoi, la belle. Je me moqu’ bien de tes prisons,

De la plus haut’ tour d’Avignon.

16 II n’eut pas lâché la parole, Quatre gendarm’s l’ont arrêté ;

Dans la prison, l’ont emmené.

19 — Ayez pitié de moi, la belle, Ayez pitié de votre amant Qui vous aimait si tendrement.

22 - Oh ! je n'ai point pitié des hom- Ni desamants, ni desgarçons, [mes.

Lorsqu'ils me quittent sans raison.

La Yernaz (Chantée par Mlle Duc). — Habère-Lullin. — Chapeiry.

Var. :

3 Jamais je n' la recueillerai. 16 La parole ne fut pas dite,

6 Cent fois plus belle qu’elle était. 22 Je ne prends point... i5 . de Lyon. 24 Lorsqu'ils ont perdu la raison.

n. — T’en souviens-tu, Jeannette, nia mie.

n Asse% lent.

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« T’en sou* viens- tu, Jeannett’, ma mi-

e, Quand

nous é- tions dans la prai- ri- e; Tu

bien

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dit plus de cent fois

Que j’t’y met- trais la ba- gue ,

doigt.

1 « T’en souviens-tu, Jeannett', ma mie, Quand nous étions dans la prairie,

Tu m’as bien dit plus de cent fois Que j’ t’y mettrais la bague au doigt.

5 — Quand nous étions dans la prairie,

J'étais trop jeune et trop petite ;

Mais à présent que j'en suis grand’,

Je t'y connais garçon méchant.

9 — N’en suis-je pas beau, n'en suis-je pas riche,

N’en suis-j’ pas garçon sans malice,

N’en suis-j’ pas doux et gracieux,

Ma belT, pour plaire à tes beaux yeux ?

i3 — Que tu sois beau, que tu sois riche,

Que tu sois garçon sans malice,

Que tu sois doux et gracieux,

Jamais, tu n’auras mes beaux yeux.

17 — J’ t’achèt'rai z’une belle robe,

Un cotillon fait z'à la mode.

Un beau caraco z’en velours,

Ma bell’, pour porter tous les jours.

21 — Je me moqu’ bien de ta bell’ robe,

D’ ton cotillon fait z'à la mode,

De ton caraco z’en velours ;

Jamais, tu n’auras mes amours.

25 — Eh bien ! j’irai de ville en ville Faire l’amour à d’autres filles ;

Si d'autres filles sont comme toi,

Je m'en irai servir le roi.

Six versions : Cusy ( Chantée par Mme Carrichon.) — Etercy. — Marcella/.. — Abondance. — Habère-Poche. — Anthy.

Cf. J. Tiersot : Ch. p. Alpes , 2 35.

Var. :

1 Fanchon, Fanchett’ ma douce mie, 2 5 ... j'irai 'bas par la ville

7 Mais, maintenant... 27 La première fois que j'ai parlé

1 8 On dit aussi : taille, robe, jupe. La bell' m’a donné mon congé.

(Vers. d’Etercy.)

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