Yar. : Dieu bénisse notre existence
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i Qui veut entendre une chanson ?
Nouvellement nous la dirons.
Oh ! ils l’ont faite, ils l’ont chantée A la table d’un boulanger.
5 Un boulanger l’a composée, Tenant sa mie à ses côtés.
En lui disant : « Fanchon, mon cœur, Il faut nous marier les deux. »
9 — De mariage, n’en parlons pas, Puisqu’à la guerre tu t'en vas.
— Oh ! à la guerr' je n’irai pas,
Car ta beauté m’empêchera.
i3 Et ta beauté, ton doux regard M’y font coucher souvent bien tard.
Tes cheveux noirs, tes yeux brillants M’y font venir ici souvent.
1 7 En serait-ce la fill’ d’un roi,
Je n’ l’aimerais pas plus que toi.
La fi 1 P d’un roi, je ne suis pas,
Ni la fille d’un gros bourgeois.
2 i Je suis la fille d’un vigneron.
De la plus basse condition.
— Oh! maudit soit le vigneron Qui tient sa fill’ dans sa maison.
2 5 — Mon père a quatre beaux chevaux. Le roi n’en a pas d’aussi beaux.
Tous ces chevaux bien attelés La voiture prête à rouler.
Héry-sur Alby : Chantée par M Cl. Guillot.
Voir une version patoise dans Despine : Recherches , p. 172.
Var. : (provenant d’une version de procédant par strophes de huit vers.)
1 II y a une chanson en France Qu’ vous voudriez bien la savoir ; Elle a été faite et composée Par le garçon du boulanger.
Le boulanger l’ayant écrit 7 . Mie, mon cœur.
1 5- 1 6 supprimés , remplacés par 17-18 La 3 * strophe commence donc par le
vers 1 9 : La fill’ etc.
20 Pas même cell’ d’un gros bourgeois 22 De la deuxième condition.
2 3 Au diable soient les vignerons:
texte d’Habère-Poche (M‘" M. Mamet),
Tant de belles filles qu’ils ont.
Ils les laissent dans leurs maisons, Sans les faire voir aux garçons.
(Ces deux derniers vers compensent les deux qui manquent au début de la 3' strophe J par rapport au texte cidessus.)
27 Une calèche s’en va Roulant mon cher papa Qui est assis dedans,
( Cette dernière strophe se présente avec cinq vers.)