LES LAURIERS DE MARS
Alexandre dont le nom
A rempli la terre, N'aimait pas tant le canon
Qu'il aimait le verre.
Si Mars parmi les guerriers S'est acquis tant de lauriers,
Que pouvons - vons - vons
Que devons -vons - vons Que pouvons Que devons
Que devons-nous croire
Binon qu'il sut boire ?
(I3f> = J) Allegretto.
zm-t:
A-lex—andre, dont le nom a rem. — pli la ter-
cresc.
re, N'aimait pas tant le ca-nonqu'il aimait le ver-re. Si Mars
parmi les guerriers s''est acquis tant de lauriers, Que pouvons-
vons-vo7is, Que de — vons - vons - vons Que pou -vons, que f P
de-vons, Que de-vons-nous croire, si — non qu'il sut boi-re?
Les Gaulois, nos ancêtres, étaient tout à fait de l'avis du dieu Mars. Ils savaient boire !... Ils aimaient joliment le vin, mais, hélas ! la Gaule ne produisait que de la cervoise ! C'est pour avoir du vin qu'ils s'en allaient tous les ans guerroyer en Italie ; et quand, après avoir bien étanché leur soif, ils repassaient les Alpes, on entendait leur Chant du glaioe alterner avec une chanson à boire dite le Vhi des Gaulois.
Sous ce rapport, les temps de la Renaissance ne diffèrent en rien de ceux de l'antiquité. Les compaignons de Montluc, par exemple, professent que
Le mal temps passe et retourne le bon Pendant qu'on trinque autour d'un gras iambon.
Cette opinion est absolument partagée par les troupiers des temps modernes. Quand la gamelle est peu substantive, il faut bien aller se refaire à la cantine ou dans quelque établissement ejusdeni farinse^ c'est-àdire là où l'on donne à manger et à boire. Entrons !... Qu'est-ce que nous allons prendre ? — Voyons, Dumanet, qu'est-ce que tu préfères? Veux-tu de la perdrix aux choux ou des navets au canard ?