LE PIQUETON
Encore un coup d'piqu'ton,
La mère Picard,
Il n'est pas tard !
Encore un coup d'piqu'ton,
La mère Picard, Il n'est que dix iieur's moins un quart.
Allegro.
En-^ore un coup dC piqu' -ton, la mère Pi-card, il n'çsf pas
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tard; En — core un coup d'piqu' — ton, la mère Pi
card,il n'jstqu'dix heures moins un quart!
Mais la mère Picard est inflexible. Elle ferme carrément sa cambuse et le nommé Bidon, qui n'a pas la permission de dix heures, est collé au clou en rentrant.
Pauvres troupiers ! s'ils avaient seulement un. doigt
loO CHANTS ET CHANSONS MILITAIRES DE FRANCE
de vin à chaque repas, peut-être ne s' absinlher aient-ils pas ainsi les jours de prêt?... Et puis, d'ailleurs, ça n'arrive pas déjà si souvent, le prêt!... tous les cinq jours! et ce mot: le Prêt!... tandis qu'eusse ils donnent leur sang poiir-e-rien... même que, pour refaire un peu ce sang qu'entretient un rata peu chylifique, la vieille mère, du fond de son village, envoie de temps en temps à son fieu quelque bon dessus la poste!... Donc, il y mange du sien, à ce compte-là, le soldat... en attendant qu'il soit lui-même servi en pâture à cet acier impitoyable qui porte pour devise : ultima ratio regum. .
Dernière ration de rogomme !
Mais il est dans la vie des circonstances terribles!... Nos braves se voient souvent dans la position du soldat sans le sou et il fait soif! Que devenir, ô ciel !... Voyons, les amis, ceux qui fons pain à quatre, tirons des plans, faut boire!... Nous ne faisons pas le saCy n'est-ce pas ? Eh bien ! on paiera quand on aura du dequoi.
Ces considérations économiques donnent ordinairement lieu à la trilogie suivante :