NE L'DITES PAS A MA MÈRE
(Air de la Chanson du Ca-pilaine, vide suprà, page 104)
Soldats de mon pavs, i Ne Idit' pas am a mère. . . ) Mais dites-lui plutôt Que je suis à Breslau Pris par les Polonais...
Qu'eir n'me r"" verra jamais.
C'est surtout quand ils sont attablés à boire que les troupiers chantent les vertus de la vieille mère. C'est alors que l'amour filial déborde... Ah i d'abord, si l'on parle de la vieille mère!.., non, c'en est trop... des pleurs furtifs descendent le long de toutes les joues et vont se perdre dans les moustaches,.. Allons ! allons ! buvons un coup] Ne casse pas ta fiole !... il vaut mieux pleurer moins et boire davantage... Eh bien! c'est ça ! buvons encore un coup... parce que, nous autres, voyez-vous, nous sons des lapins, nous ons le cœur trop sensible... Voyons, à un autre!., et, s'il est possible, épargnons la douleu*.
Adieu, ma mèr', je vais partir demain, Je reviendrai dans trois ans capitaine ! ..
Vain espoir ! le chanteur touche à la fin de son congé, et il est déjà porté pour la première place de perruquier vacante au bataillon... Et, attendu qu'une décision ministérielle a prescrit le port de la barbe, il ne pourra plus la faire à personne !
C'est lui « qu'il est rasé » !