LA BOITE AUX PIPEAUX
C'est l'Ecole polyteclinique Ton ton ron ton, ton ron taine !
Qu'est auprès du Panthéon
Ton ton ron taine,
Ton ton ron ton !
Allegro.
C'est l'Ecole po - lij-i.cchniijue, Ton ton ron, ton ton ron-
tai~ne, QiCestau-prèsduPan-thé-on, Tonton ron, ton ton ron
ton.
Et elle n'a été installée, cette école, auprès du Panthéon que parce qu'on l'a définie : « Pépinière de grands hommes », — qu'il en est comme qui dirait le cimetière, le Panthéon. En attendant les surprises que l'avenir leur ménage, nos futurs grands hommes piochent consciencieusement. Ce n'est que le mercredi et le dimanche qu'on les rencontre dans les rues de Paris. D'aucuns s'en vont jusqu'au Palais-Royal, à l'effet d'y résoudre une équation depuis longtemps posée à l'effet d'obtenir certain résultat
d'où :x: = café Corazza.
Après deux années d'études suivies, la plupart de nos polytechniciens vont passer deux autres années à l'Ecole d'application de l'artillerie et du génie.
Là, ils sont encore sur les bords de la Seine, mais...
Deux chênes et trois rochers, Deux rochers et puis trois chênes, Quatre chênes très hauts, et...
Des rochers qui forment chaîne...
On s'pâme devant ce tableau A rÉcol' de Fontainebleau.
D'où il suit que, en présence de l'uniformité du paysage, le personnel de l'Ecole d'application s'applique énormément.
Un mot du « Bahut » spécial qui allaite, maternellement nos futurs officiers d'infanterie et de cavalerie. Elles ne sont pas précisément drôles, les deux années qu'on passe à Saint-Cyr !... Le premier bataillon de France s'y livre à des orgies d'exercices, à des débauches de manœuvres telles que l'infortuné « corps de pompe » (lisez corps enseignant) est, bon gré, mal gré, conduit à écourter des cours déjà beaucoup trop courts. Les élèves le sentent bien, témoin ce quatrain satirique qui vit jadis le jour, à propos d'un cours de balistique réduit à des proportions ultra-minimes :