L'ASTIQUE
C'est par toi, charmante giberne, Que, (l'abord, je vas commencer, Toi que l'on n'a jamais vue terne Et que d'dans on pourrait s'mirer...
Après la giberne, l'ancien procède à la toilette de son sac, car il est dans les chasseurs à pied.
Mon havresac, mon tendre frère, Avec moi t'as fièr'ment trotté:
Mon fils, sur la terre étrangère.
Partout sur mon dos j'fai porté !
Tu contiens bas et chemises, Pantalon, fin drap d'offici-i-er
Eh ! eh ! eh !
Et les mouchoirs que la payse ) Fit cadeau-t-au chasseur à pied. ) ^^'
Alle"TO.
Mon ha-vrc — sac,monten-d)'e frè-re, a-vec moi
Vas fier ment trot-té, Mon fils, sur la terre é-tran-gère, partout sur
mon dos ftai por-tè. Tu con-tiensbasetche-mi-ses^ pan-ta-
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Ion, fin drap d'of-fi - ci ■
eh, eh, eh! et les mou-
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choirsquela pa-y-se fit cadeau t' au chasseur à pied.
CHANTS ET CHANSONS MILITAIRES DE FRANCE Mi
Voici un autre ancien qui astique son grand sabre !... Il est clans la cavalerie, celui-là.
Sabre d'honneur, sabre de o^loire,
Au tripoli, fils de la Gloire, Tu dois l'éclat de ton aci-i-er
Eh ! eh ! eh !
Comme tu dois aussi la victoire Au bras de fer du cuirassier.
bis.
Vous l'entendez... son sabre, il l'appelle Fils de la Gloire. Ce baptême-là vaut bien celui de l'épée de Roland, laquelle avait nom Durandal, ou du braquemart de La Ramée, qui s'appelait Eustache.
Qu'il n'y ait qu'une seule et même cocarde pour tous les cocardiers de l'armée française, cela se comprend. Mais pourquoi, suivant un système égalitaire à outrance, a-t-on renoncé à jeter quelque variété dans les uniformes ? Le général Chauvinancourt estime que cette diversité même entretenait certaine émulation entre les corps de troupes. Chacun, dit-il, ne voyait pas de plus belle tenue que la sienne, en était outrageusement fier et, au besoin, se battait pour elle. Cela, j'en ai eu la preuve quelques années avant la guerre. Un jour que, désireux de m'instruire, j'interrogeais deux maréchaux-de-logis chefs touchant l'origine et la destination de la sabretache, j'osai risquer une mince objection.
— Cet appendice triballant, demandai-je, doit quelquefois bien vous gêner?...
— Monsieur, me fuMl répondu vivement, çâ ne gêne que ceux qui n'en portent pas !...
Je n'en portais pas et je me le tins pour dit. Mais cette réponse cavalière a nécessairement interrompu, à ce moment, le cours de mes études... ce qui ne m'a pas empêché, cependant, de trouver dès lors charmant le motif de la sonnerie V Assemblée et celui de
« Formez vos brillants escadrons.... »
enchâssé, comme une perle, dans l'ouverture de Fim Diavolo.
Et, à l'appui de l'opinion que professe carrément le bon Chauvinancourt, les Zouaves vont vous faire entendre le Chant du Tombeau, Le « tombeau », c'est cette petite application de drap rouge, blanc ou jaune et de forme triangulaire que vous apercevez sur le devant de leur veste.