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Les dépenses de Napoléon III furent, pendant tout le temps Q^ il a fait le bonheur de la France.^ de 60 millions par an.
En bon parent, l'homme-Décembre dotait sa famille avec l'argent de ses sujets,
370 Notes.
Le bilan de la famille Bonaparte, pendant la durée de l'Empire, s'établit comme suit :
Famille Jérôme Bonaparte 37.078.364 fr.
Famille Lucien Bonaparte 12.762 500
Famille Murât ^3 -571 -933
Princesse Bacciochi 6.244.624
]Vimes B Centamori et Bartholini. . 524. 375
Total général 70.187.796 fr.
C'est donc 70 millions que la famille Bonaparte a prélevés sur la fortune publique, sans autre titre que sa parenté avec le chef de l'Etat.
{^Commission des papiers des Tuileries^
Les calculs ci-dessus ont été fondés sur des documents irrécusables, reçus signés, pièces de la main de l'empereur ou de ses trésoriers Mocquard, Conneau, Bure, Thélin, Béville, etc.
Napoléon III a fait d'autres libéralités avec l'argent de la France ; mais elles ont été dissimulées et passent inaperçues sous le couvert de la cassette privée.
Note K, page 113.
Les amis, ou plutôt l'entourage de M. de Villemessant, avaient répandu à ce moment, dans Paris, que Napoléon III avait l'intention de le nommer sénateur, comme Sainte- Beuve. Ce canard n'eut pas de succès dans le public ; les niais seuls s'y laissèrent prendre. Le simple bon sens détruisait cette fausse nouvelle. Un homme deux fois failli comme le rédacteur en chef du Figaro ne pouvait entrer, sans scandale, dans une assemblée sénatoriale. Il y en avait qui y étaient et qui avaient fait pis que lui, mais ils étaient moins connus.
Depuis cette époque, M. de Villemessant s'est fait réhabiliter. En janvier 1875, nous trouvons dans les annonces judiciaires du Droit, de la Gazette des Tril)Hnaux et des Petites Affiches l'annonce suivante, curieuse à plus d'un titre pour ceux qui ne connaissent pas l'existence de ce singulier journaliste :
A'ûles. 371