‹ Chants et poésiesChapitre 21 sur 204 · LE CHANT DES ÉTUDIANTS · texte numérisé non relu

LE CHANT DES ÉTUDIANTS

Enfants des écoles de France,

Gais volontaires du progrès,

Suivons le peuple et sa science,

Sifflons Malthus et ses arrêts.

Éclairons les routes nouvelles

Que le travail veut se frayer :

Le socialisme a deux ailes, I „.

L'étudiant et l'ouvrier. )

Marchons, sans clairons ni cymbales,

Aux conquêtes de l'avenir, Et montrons, s'il le faut, nos poitrines aux balles. Gomme a fait Robert Blum (bis), le glorieux martyr!

N'est-ce pas le travail qui donne

Ce qui nous fait étudier,

Le pain, le livre monotone,

Le vêtement et le foyer?

Que notre science jalouse

Ne se tienne point à l'écart ;

11 bat plus d'un cœur sous la blouse ) ».

Amoureux de science et d'art. {

Marchons, sans clairons ni cymbales,

Aux conquêtes de l'avenir, Et montrons, s'il le faut, nos poitrines aux balles, Comme a fait Robert Blum (bis), le glorieux martyr !

Avec les ouvriers, nos frères, Marchons bras dessus, bras dessous ; Laissons s'offusquer aux lumières .

Les regards fauves des hiboux.

Émancipons l'intelligence De ceux qui révent notre mort :

Allemagne, Italie et France,

Portons la clarté vers le Nord. '

Marchons, sans clairons ni cymbales,

Aux conquêtes de l'avenir , Et montrons, s'il le faut, nos poitrines aux balles. Comme a fait Robert Blum (bis), le glorieux martyr !

La polka, la pipe et la bière Ne consument plus nos. loisirs; Les petits bosquets de Cythère Ne réveillent plus nos désirs.

Nous avons pour maîtresse unique Minerve sous de nouveaux traits :

C'est notre jeune République ; Vénus n'aura son tour qu'après.

Bis.

Marchons, sans clairons ni cymbales,

Aux conquêtes de l'avenir, Et montrons, s'il le faut, nos poitrines aux balles, Gomme a fait Robert Blum (bis), le glorieux martyr!

Hélas ! à des traces sanglantes

On suit la révolution ;

Les capitales pantelantes

Se sont ouvertes au canon.

De février l'étoile file ;

Entendez les chevaux hennir !

Un bruit se répand dans la ville : I p •

Les Cosaques vont revenir. ]

Marchons, sans clairons ni cymbales,

Aux conquêtes de l'avenir, Et montrons, s'il le faut, nos poitrines aux balles, Comme a fait Robert Blum (bis), le glorieux martyr!

Hurrah ! jeunesse des écoles,

À Vienne, à Berlin, à Paris,

Partout lampions et farandoles

Feraient sauter tout le pays : (

Tyrans et vieux abus, arrière !

De Dieu nous sommes le flambeau ;

Attilas qui portez la guerre, i „ .

Vous n'en êtes que le fléau ! )

Marchons» sans clairons ni cymbales,

Aux conquêtes de l'avenir , Et montrons, s'il le faut, nos poitrines aux balles, Comme a fait Robert Blum (bis), le glorieux martyr !

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