SOUS LES TILLEULS
Vous souvient-il de cette allée Qui projetait son ombre au loin, Où la lune, à demi voilée, Était notre unique témoin ; Où, subjugué par votre grâce, J'étais à genoux t vos pieds, Et vous demandais à voix basse Si vous m'aimiez ? (Ter.)
Vos blanches mains pressant les miennes, Tous mes tourments étaient finis ; Comme par d'invisibles chaînes Je sentais nos deux cœurs unis...
Je n'oublierai jamais le charme De cette heure où tous me disiez, Tout en essuyant une larme,
Que vous m'aimiez ! (Ter.)
Vous ajoutiez : C'est pour la vie !...
Après m'avoir longtemps bercé, Cette espérance m'est ravie, Votre serment s'est effacé !.., Sous les tilleuls quand le vent pleure, Je viens m'asseoir où vous étiez...
Et là, je songe encore à l'heure Où vous m'aimiez! (Ter.)