CONSTANTIN
Tu n'as sujet, Constantine, en ton cœur,
Tu n'as sujet de t'imputer ce crime :
De ta marâtre accuse la noirceur.
Elle t'a dit, innocente victime !
« Dresse ton lit au pavillon lointain :
« Ce soir, ma bru, t'y joindra Constantin.
Mais, avant l'heure où point l'aube naissante, Des écussons , des fleurons argentés Touchent son sein, et battent ses côtés... Perfide Olcas ! ton audace pressante Fond sur la belle , en étouffant sa voix Qui crie en vain , et crie en vain trois fois.
NOTICE
Je joins ici mon suffrage à celui de M. Fauriel, qui loue judicieusement la vivacité décente de ce récit d'une atrocité commise par une belle -mère contre sa belle -fille mariée à un Grec, et vendue, à son insu, aux désirs d'un Albanais. L'auteur, très -ingénieusement, ne peint que l'effroi de la victime, et ne nomme ni même ne fait entrevoir le personnage, dont on devine seulement l'insulte.