SOULI
Loin des rocs de Souli , précipitant son aile , Vole au sein de Parga , dernière sœur fidelle ,
Un oiseau, de crainte abattu :
« D'où viens-tu, légère hirondelle?
)) Hirondelle agile , où vas-tu?
» — Je fuyais de Souli : la voix des Francs m'appelle. » — Dis-moi ce que devient la cité fraternelle ?. . .
» — Le sort a trahi sa vertu.
» Des succès du croissant désastreuse nouvelle ! » Gomment te la redire?... ah! tu dois la pleurer... » AIj brûle se» murs : et s^ul encor terrible » Â cinq cents ennemis qui Posaient entourer, » Samuel , s^immolant , Caloyer invincible *, » Sur un volcan de soufre k su les dévorer. )i
* Ce moine courageux fit sauter le fort dans lequel il attira les officiers et Pélite de l'armée du Pacha, cpi'il avait flattés de sa reddition volontaire.
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NOTICE
«f'ai dit que les rapsodes modernes savaient écarter rhorrenr des choses les plus effirajantes qu'ils eussent à peindre. Cette pièce fournit l'exemple de cette délicatesse du génie^ Combien de poètes auraient plongé leur lecteur dans le sang et dans le feu par la description du sac et de l'incendie des murs de Souli ! Le chantre grec prête seulement la voix à une fugitive hirondelle , messagère gé- ' missante do ce grand désastre. C'est ainsi que la vraie poésie n'oubliant jamais qu'elle fut créée pour plaire et toucher, passe en les effleurant sur les objets hideux , et ne rappelle à l'esprit que ce qu'ils ont de pathétique et de mémorable.
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