‹ Chants I, II, III, IV de l'OdysséeChapitre 10 sur 28 · SUR LE QUATRIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE · texte numérisé non relu

SUR LE QUATRIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE

Page 214 : 1. Aaivûvxoc YcXp.o" h7,1utv uléoç. «P iVI ~otxlf», offrant, faisant prendre à ses amis le repas de noces de son fils. — Duges Montbel: « Selon Eustatlie et les scholies ambroisiennes, So-phocle racontait qu'Hermione, la fille de Ménélas, pendant que ce-lui-ci était au siège de Troie, avait été donnée en mariage à Orege par Tyndare; mais que dans la suite Néoptolème, le fils d'Achille, s'appuyant de la promesse que lui avait faite Ménélas, enleva Her-mione à Oreste, qui la 'reprit de nouveau après que Néoptolème eut été tué dans la ville de Pytho par Machairéos. La haine d'Oreste et de Néoptolème joue un grand rôle dans l'antiquité, et suivant la tra-dition adoptée par Virgile, ce serait Oreste !ui-même qui aurainué le fils d'Achille. »

— 2. Mvp¡J.tOÓvro-v report afrru. Cette ville des Myrmidons, qu'Ho-mère appelle toujours Phthie, est, à ce que l'on croît, la ville de Pharsale; du moins Strabon compte Pharsale parmi les villes qui appartenaient aux Phthiotes. — Le sujet de ctvaoaev est le fils d'Achille.

Page 216 : 1. ~MoXttyî; ~d|< £ pxovuoç, sous-entendu ~âoiSoû. — 2. Kpdoov 'ETEWVEÛÇ. ~KpEÍoov, épithète qui ne s'applique ordi-nairement qu'aux rois et aux dieux, est employé ici en parlant d'Étéonée, parce qu'il avait le commandement des autres esclaves de Ménélas. De même Homère dit plusieurs fois, en parlant du pasteur Eumée, ~ôp^aftçç &.VOP(Õv.

— 3. ~Eetvw tivè TWSE. On connaît assez la valeur du démonstratif TMOS : deux étrangers sont ici, voici deux étrangers. Page 218 : 1. «ÊiXéeiv, aimer, a souvent dans la poésie épique le sens de recevoir avec bonté, accueillir avec bienveillance. — 2. TI [tèv ~Srj. ~ôïÇuoç. Le sens complet de ce passage est celui-ci : Nous qui sommes revenus dans notre patrie après avoir reçu l'hospitalité chez tant de peuples, nous devons l'exercer nous-mêmes, si nous voulons que Jupiter écarte de nous les malheurs qui pourraient nous menacer encore.

NOTES SUR LE jye CHANT DE L'ODYSSÉE. 329 - 3. ~Meyocdoio ~SiÉffdUTo, il courut dans le palais ; d'autres éditions en grand nombre portent ix ~(jLeyâpoto 8. Mais il est peu probable qu'Étéonée eût besoin de sortir du palais pour appeler les autres esclaves.

Page 220 : 1. KpZ ÀEVXÓV, de l'orge blanche, c.-à-d. mûre. — 2. 0aO[AaÇov xaxà ëM~ot ne doit pas s'entendre avec l'interprète latin admirabantur euntes per domum. On dit également bien Occu-- ~fiôÇetv ~rcpoç ti et xarà "et, admirer quelque chose. — 3. Xépviëa Sè x. t. X. Ces vers se trouvent déjà au Ier chant, 136-143.

Page 222 : 1. ~'ATtÓÀwÀe:, bien rendu par le traducteur latin, obli-vione periit.

— 2. Kaxâç est très-souvent le contraire de ~sù^ev^?. Sophocle, OEdipe Roi, 1062:

— 3. m ô' lit' oVE;tex6' Voyez encore chant 1, 149 et 150. Page 224:1. Les anciens poëtes appelaient TjXexTpov une combinai-son métallique où entraient l'or et l'argent. Selon Pline, c'était de l'or mêlé d'un cinquième d'argent.

— 2. ~"Actiïetoç , m. à m. inexprimable, indicible, signifie ici admi-rable, et non pas innombrable.

— 3. Les Ërembes, peuples de l'Arabie, habitaient les bords de la mer Rouge.

— 5. TpU yàp x. t. X. Les brebis ne mettent bas ordinairement qu'une fois, deux fois au plus, dans la même année.

Page 226 : 1. Le sujet de 7rapéXoucrtv est ~(itjXa.

— 2. i\.ÀÀoç, aliquis, quidam; c'est Égisthe qu'il désigne ainsi, sans vouloir même prononcer son nom.

— 3. Le verbe à7i6XXv{u signifiant également perdre et détruire, un certain nombre d'interprètes ont préféré le second sens, et ont compris qu'il s'agissait du royaume de Priam. ~OIxo; ne se prête guère à cette interprétation. Il est question de la maison de Ménétes, encore florissante aujourd'hui, grâce aux trésors qu'il a rapportés, mais qui avait été appauvrie et ruinée pendant aon absence. — 4. ES ¡.L1Û.a. ~vaiEiâcma. Bothe : Domum meam optime fceMe-iam, hoc est, a florente ac potente rerum omnium affluentia. Naiexàovra est pris dans le sens passif du verbe.

Page 228 : 1. Tou œpéva tépTtouai. Aristote, Rhétorique, I, 11, odieux.

— 4. ~Zwêv , comme s'il y avait el Çuei.

Page 230 : 1. ~IleipTiffaiTo, exploraret.

Page 232: 1. Réunissez êTCixExpàavco, ~d'émxpaivu. Botlie : Supra, hoc est, superiore parte auro perfecta seu facta erant. - ~2. Ait\ est ici pour ^Sv).

1 - 3. ~KIXêto» Se fie ~0u[aoç. Mon cœur m'y engage, me presse de être la vérité.

Page 234 : 1. 'E't'Í't'u!J.ov, adverbialement pour ETTTtujjt.m;. — 2. ~NsixECTo-âTai, indignum putat, veretur. — 3. ~'ETiEçéoXia; veut dire ici des interpellations, et non pas des paroles téméraires, légères ou injurieuses.

Page 236 :1. ~"OrpPIX ot. Ipyov, pour que tu lui suggérasses quel-que parole ou quelque action, c.-à-d. pour que tu lui donnasses conseil sur ce qu'il doit dire ou faire.

— 2. '0 (J.Év, Ulysse. Au vers suivant, ôŸ¡(J.ov, le peuple d'Ithaque. — 3. NlÍrrcrIX, aor. de vcXw, confondu à tort avec ~vat'a dans la-plu-part des dictionnaires. Matthiae, § 243 : « Naîto (j'habite) vient de vtiw, si ce n'est que ce dernier est transitif, j'installe, je fais habi-ter, EVexacrCX chez les épiques, tandis que vaico est ~Intranaittt — 'Açt-- TEi, l'Argolide, et non pas seulement Argos.

— 4. ~nepivaiETaouaiv, ersployé avec un sens passif, comme nous avons vu plus haut, v. 96, VIXtE'tcXOV'tCX.

Page 238 : 1. KcxE xe 6cX(J.' iveck8l èftiffyoïteOa, nous nous serions souvent mêlés, c.-à-d. visités, réunis l'un à l'autre. — ~2.$d<7x' pour ÉfIXüXE, avec l'idée d'une habitude, avait coutume de dire, disait souvent.

— 3. ~'AXXrjXouç ~ÈpÉOtILEV, quand nous nous interrogions l'un l'autre, c.-à-d. quand l'un de nous interrogeait l'autre sur ton compte. Malgré l'adjectif réciproque ~àXXyjXouç, on comprend fort bien que c'était toujours Nestor qui était interrogé. — 4. Et ti tou Ean, si ullo modo licet ou fieripotest, si qua li-cet, si cela se peut, si tu le veux.

Page 240 : 1. Toùto vu. ~TOxpeiûv. Le sens est celui-ci : Les mor-tels malheureux, c.-à-d. ceux qui sont morts, n'ont plus qu'un seul honneur à recevoir, c'est de voir leurs amis se couper les cheveux en signe de deuil et verser des larmes. — 2. Réunissez TrEpiyevécrôa;.

— 3. Taiou Yàp XCXt ~TraTpoç, sous-entendez eT ou ~yÉ)'ova.ç. Toiou, c.-à-d. '/t's'/t'V\JILÉvau. — °0 pour Si6, c'est pourquoi. De même dans Euripide, Hécube, 13 :

Page 24-2 : 1. ra[ié<wi xe, yeLYo[J.Évep xe. L'ordrel ogique exigerait que la seconde de ces expressions prit la place de la première : et à sa naissance, et à son mariage.

— 2. ~'EmxeuavTcov, forme attique de l'impératif ~sTii^eé-cioffav, qui a pour sujet sous-entendu ot OEpàitovxs;.

Page 244 : 1. ~'Eç-^ipio;, ce jour-là, le jour où il a bu de ce breu-vage.

tata.

- 3. Tri, ubi, où, comme s'il y avait, au lieu de l'adjectif At yu-îïtw] , le substantif ~Aïyututoç.

— 4. ~"ExKTTo;, chaque habitant de l'Égypte, tout Égyptien est un médecin habile, parce que, dit le poète, tous sont issus de Péon. Péon, le médecin des dieux, qui guérit Mars blessé par Diomède et Pluton blessé par Hercule, était originaire d'Égypte.

Page 246 : 1. ~Mu0?itrouai av, au lieu du subjonctif ~[i.u0ii(TW[i.ai, je pourrais raconter.

— 2. T68e, ceci, le fait suivant.

— 3. i\.voPW'i. ~eùpvàyutav. Ulysse pénétra ainsi dans Troie, selon les uns, pour en examiner les remparts, et selon d'autres, pour en-gager Hélène à aider les Grecs. Dans Homère, c'est Hélène qui recon-naît et sauve Ulysse; dans Euripide, Hécube rappelle à Ulysse qu'il s'est jeté à ses genoux pour demander la vie, et qu'elle l'a sauvé de concert avec Hélène.

duit à tort : Tel qu'il n'en parut jamais sur les vaisseaux des Grecs. Il faut entendre au contraire : lui qui n'était rien moins qu'un men-diant. L'idée est donc celle-ci : Ulysse, ce prince si glorieux sur les vaisseaux des Grecs, le noble Ulysse se couvrit des haillons-d'un men-diant.

Page 248 : 1. Katà Se çpoviv ~'¥jyaye ~raoXXifiv. Le traducteur latin explique à tort : astutiee famam reportavit multam. U ne s'agit pas de la réputation de prudence ou d'adresse qu'Ulysse acquit alors; cette réputation était depuis longtemps faite. ~cfJpÓvw désigne les con-naissances, les renseignements recueillis par Ulysse pendant qu'il était à Troie sous un déguisement. ~cfJPÓVtV, ~yvtôffiv 't'WV IV Tpoia. — 2. Noacptaaa(JoÉv'I'l se rapporte à Vénus, m. à m. : séparant de moi ma fille, c.-à-d. m'éloignant de ma fille, etc. Cette leçoq, voo tptaaor.¡LÉv'I'l au lieu de vocrq:naaa(J.Év'l'lv, qui indiquerait un abandon volontaire de la part d'Hélène, contient donc une atténuation de sa faute. Hélène se présente comme une victime de Vénus; elle évite avec soin de prononcer le nom de son ravisseur. Page 250:1. "Imuo Ivi ~Çedrtp , dans le cheval poli, c.-à-d. dans le cheval de bois.

— 2. KeÀeIJaÉ(JoevaL Se a' I[«XXe 5<XÎ|M>V. Ménélas ajme mieux attri-buer à l'intervention d'un dieu ennemi des Grecs, qu'à la perfidie d'Hélène, la venue de cette dernière auprès du cheval de bois pour en faire sortir les Grecs et les livrer à une mort certaine. — 3. ~KoThew ~).Óx.ov, les embûches creuses, c.-à-d. le cheval de bols. Virgile : aut terebrare cavas uteri et tentare latebras. — 4. ~'AÀÓx.oLatV, comme s'il y avait à,ÀÓx.wv q::WVOtt':;. Page 252 : 1. ~"AXyiov, sous-entendu tà TtàQo; ~iaxC : ma douleur n'en est que plus cruelle, puisque tant d'exploits n'ont pu l, 00-traire à une déplorable mort, bien qu'il eût un cœur de fer, c.-à-d. un cœur plein d'énergie et d'audace.

Page 254 : 1. ~THjioç 8' FIPTYÉVAA x. T. X. Voyez le début du IIe cbant. Page 256 : 1. Nous avons déjà dit que ipyu signifie très-souvent les travaux de la culture, et, par extension, les champs.

— 2. Dugas Montbel : c Il faut remarquer ici les mots ~outoç et BÓ-poc rapprochés l'un de l'autre, et qui tous deux signifient maison ; mais oîxoç doit s'entendre des biens, des provisions que renferme une maison, et ÔÓ(J.oc; de la maison elle-même. C'est dans le même sens que Pénélope, au XVIe chant de l'Odyssée, 431, dit à l'un des prétendants : Toü ~('OSutgïioç) vriv olxov a'n(J.ov ÉÔEtÇ. — 3. TOVVEXCX vUv x. t. 1. Ces vers, jusqu'à 331, se trouvent déjà dans la bouche de TéMmaque parlant à Nestor, III, 92-101. Page 258: 1. "0 n~Ttonoi. Les vers 333-351 se retrouveront plus loin, chant XVII, 124-141.

— 2. n~"HôsXov a pour sujet ~[jwYicrtîipEç, les prétendants. — 3. ~'AfAipoTÉpoict toïctiv désigne les deux faons. — 4. 'EÇ ÉpLOOÇ ~luocXatcrev, ex provocatione luctatus est. On croit que Philomélide était un roi de Lesbos, qui défiait à la lutte tous les étrangers qui abordaient dans ses États.

Page 260:1. Tépoov ~SXioç, le vieillard des mers, c.-à-d. Protée. — 2. m 8' ~c£LeL.. ~ëçeTjiéiov. Vers assez obscur, et qui n'est pro-bablement qu'une interpolation. De quels préceptes, de quels ordres des dieux Ménélas ne s'était-il point souvenu? Les dieux lui avaient-ils commandé de faire un sacrifice? Nous sommes bien for-cés d'admettre cette supposition, faute d'une explication plus natu-relle.

— 3. ~Àqwuoç est ici le fleuve de l'Égypte, le Nil; voyez encore au vers 417.

— 4. ~Toertrov âveuô' ~omcr6ev. Homère se trompe lorsqu'il dit que l'lie de Pharos était à un jour de navigation de l'Egypte. Pharos était toute proche d'Alexandrie, à laqnelle même on l'avait réunie par un pont. On y avait bâti une tour magnifique, au sommet de laquelle on allumait des feux pour éclairer la marche des vais-seaux. De là le nom de phare donné à toutes les tours destinées au même usage. Pline, Y, 31 : Insula juncta ponte Alexandriæ, co-lonia Csesaris dictatoris, Pharus. Pline ajoute ensuite qu'autrefois cette lie était à une journée de. navigation d'Alexandrie ; il a sans doute emprunté cette erreur à Homère, qui n'a jamais visité l'Egypte. — ~'Hvucrev, conficere solet, aoriste d'habitude.

— 5. 'A<p'UcraŒ(J.EvoL VOtilp, après avoir puisé de l'eau pour la pro-vision des matelots.

Page 2G2 : 1. M', élision assez rare, pour fioi.

— 2. ~Téxaoip, le terme des souffrances.

Page 264 : 1. "Eg'Y\cre ~xeXeO0ou , comme nous avons vu au chant I, 195, p).«7rro\)ci y.eXeû0ou, quod attinet ad iter, ad reditum. — 2. "Oôàv xal (Aéxpa ~xeXtuOou, bien expliqué par Bothe : ratio-nem et mensuram seu longitudinem itineris.

Page 266 :1. ~XpyaXéoç ~ycip Sauvai. Construction bien connue, — 2. n~'Apfige&rjxei. « Le plus-que-parfait, dit Matthias, S 505, iv, s'emploie souvent pour l'imparfait ou pour l'aoriste, surtout dans Homère et dans Hésiode. » Ici, àjjupiëeêïjxet tient la place de l'aoriste d'habitude : A l'heure où le soleil a coutume d'arriver, ci-à-d. arrive au milieu du ciel.

— 3. MF-laiv-n , ~qppixî ~xaXvcpOeî;, caché par les vagues noires que soulève le souffle du zéphyr.

— 4. AÀoaVov"tj, qui se meut dans la mer, qui habite la mer, sut-nom d'Amphitrite. — NÉ7to8eç, de veto et de eouq, dont les pieds sont en nageoires, qui ont des nageoires au lieu de piads. Voyez dans les diçtionnaires les diverses interprétations données à ce mot. — 5. ~Ehxpèv oo¡.s.ijv. Matthiae, § 436, 2 : « Avec des féminins au singulier et au pluriel, on trouve quelquefois aussi l'adjectif au mas-culin : iHàc; ~tcoXioÎo, dans Homère; tyiXixoûto; pour T7]Xixaù-nr], dans Sophocle; ~SaïÇofjivoto ~itoXTjoç, dans Hésiode. a

Page 268 : 1. ~'OÀocpwior., les ruses, les artifices. Ainsi, XII, 321 : Mtvcoç ~oÀOÓcppoov, l'astucieux, le prudenti l'habile Minos.

— 2. IlE[i/rcàÇe<j0ai, m. à m. compter cinq par cinq, et simplement compter.

— 3. IxÉaOor.t pnic, l'infinitif pour l'impératif, renonce à la vio-lence, cesse de lui faire violence.

Page 270 : 1. ~cE<rca<rav ~£ v 4/ajj.àeotfftv, se tenaient, étaient arrêtés, étaient à l'ancre sur le sable, c.-à-d. sur le rivage. Virgile :

Ancora de prora jacitnr; stant littore pappes.

— 2. ~rOUVOÚILEVOÇ, suppliant en embrassant les genoux ou sup- ? pliant à genoux, veut dire simplement ici priant, suppliant.

— 3. IIciaœv ên' t6ùv, pour tout élan, c.-à-d. pour toute sorte d'entreprises.

Page 272:1. f{»roxcX(r)v, les phoques, c.-à-d. ici les peaux de phoques dont Ménélas et ses compagnons étaient revêtus.

— 2. ~'OÀow,¡,œ-roç ~ôôpi, voyez ci-dessus la note 5 de la page 266.

— ~3. "OXeo-ffe, détruisit, c.-à-d. rendit nulle l'odeur de phoque, nous empêcha de la sentir. — 4. ~AoXîrjç téxVTK) son art trompeur, ses artifices, sa magie. Page 274 : 1. Crypov vfiwp, m. à m. de l'eau humide, c.-à-d. lim-pide, vive, courante, par opposition à l'eau stagnante, dormante. — 2. Tîç vu TOI. ~pouXàç; lequel des dieux a délibéré des conseils avec toi,"c.-à-d. lequel des dieux t'a conseillé, t'a donné le conseil de. ?

— 3. * £ îç ÔY] Sr)0'— IVÔOOEV ÏJTOP. Voyez les vers 373 et 314. Page 276 : 1. ~AlyvmoLo, le Nil. Voyez le vers 355 et notre note 3 de la page 260.

— 2. ~Te),aû, futur attique, ~pour teXécu.

Page 278 : 1. "'ID.Oov, sont revenus, et non pas sont venus. De même dans Térence, Heautontimorumenos, III, 1,22 : Clinia meus venit? Mon Clinias est-il revenu, est-il de retour? — 2. OùôÉ TÎ as XpY¡ ~iÔfLEVOtt. Nous dirions de même en français, tu n'as pas besoin de savoir, c.-à-d. tu ne gagneras rien à savoir, il ne te sera pas bon de savoir.

— 3. A( £ (J.ev, ont été domptés, ont péri. Amovro, ont été laissés vivants, survivent, ne sont pas morts.

— 4. ~"ApXol Svo ~fLOVVOL, Ajax et Agamemnon, dont il va raconter la fin.

~— 5. Màjnfl 8é TE XCXL crv uap^juBa. Nous ne voyons pas quel aurait pu être ce combat auquel Ménélas aurait assisté, ni quel rapport ce combat pourrait avoir avec la mort d'Ajax et celle d'Agamemnon. Il faut entendre p.&.X"l comme s'il y avait ~ïro).é[Aw Qa guerre de Troie), ou, ce qui vaudrait mieux, admettre la correction proposée par Bothe : pàreat 81 xaL eu ~7tOtpi)cr60t. La suite des idées est celle-ci : Deux chefs des Grecs seulement ont péri dans le retour; je ne te parle pas des autres pertes, puisque tu assistais toi-même aux com-bats qui se sont livrés sous les murs de Troie. — 6. El, ôÉ, Ulysse.

Page 280 : 1. Meta vrivcu, avec les vaisseaux, sur les vaisseaux, dans la traversée.

— 2. Les Gyres, rochers situés dans le voisinage de Myconos, ou plutôt près du cap Capharée, en Eubée.

— 3. Kat ~jiiif' ààdfr), selon nous, ne dépend pas de Et u.rj, car il faudrait admettre un sens peu tolérable : Il aurait échaDDé à la mort, s'il n'avait prononcé une parole orgueilleuse, et s'il n'avait été puni fortement; ce qui revient à dire : Il aurait échappé à la mort, s'il n'avait pas péri. Au contraire, en séparant ktiyl &<xa(h de Et (xrj, pour former une sorte de parenthèse, nous avons : Il aurait échappé à la mort, s'il n'eût prononcé une parole superbe, et il en fat bien puni, c.-à-d. : s'il n'avait prononcé une parole superbe dont il fat bién puni.

— 4. Tov 6' ~êcpépsi xaTà iiovTov. La partie du rocher qui se détacha emporta, entraîna Ajax dans la mer.

— 5. Le promontoire Malée, au sud-est de la Laconle.

Page 282 : 1. "Ixovto a pour sujet SQus-enteadu Agamemnon et ses compagnons.

— 2. El; iVtCXVTÓV, comme le latin in annum, pendant l'année, toute l'année.

- 3. MV'ÍÍcrextTO 8e ~0ovpi8oç ~àXx?j;, de peur qu'Agamemnon ne se souvint de sa valeur, c.-à-d. de peur qu'informé de l'adultère d'Égisthe et de Clytemnestre, il ne mit Égisthe à mort.

Page 286 : 1. Mtv, le meurtrier d'Agamemnon, Égisthe. Ou ta trouveras Égisthe vivant, et tu l'immoleras ; ou Oreste t'aura prévenu et l'aura déjà tué, mais du moins tu arriveras pour le repas funéraire.

- 2. Toutou? jièv Srj OLÔCX, sous-entendu oî ~îoavov. Je Gais main-tenant quels sont les deux chefs Achéens qui sont morts. Nomme-moi le troisième, celui qui vit captif au milieu de la mer. Page 288 : 1. neiporca ~y<xîy]ç. Homère place évidemment ici les champs Élysées aux lies Fortunées, c.-à-d. à l'extrémité oceidealalë du monde connu des anciens, un peu à l'ouest de l'Espagne. On supposait que les grands hommes y étaient transportés par les dieux et échappaient ainsi à la mort. Hésiode dit, en parlant des héros qui combattirent aux portes de Thèbes et sous les murs de Troie :

— 2. ~'Pr¡tcr't'1) pionrj, une vie très-facile, c.-à-d. très-heureuse. De même en latin fhcile vivere, pour beate vivere. — 3. XEt!l.WV tioXuç peut s'entendre le long hiver. Il vaudrait mieux peut-être prendre ici ~ttoXuç dans le sens de fort, violent, qu'il a quelquefois dans Homère, et expliquer : le rude hiver.

— 4. 2<piv se rapporte à ~àSàvocroi, qui est au vers 554.

Page 290 ; 1. Eîç ~Ai-furc-toio, sous-entendu ~yûpav ou totov.

— 2. ZxîjiTa se construit icl avec la préposition elç, bien que ce

ODYSSÉE, IY. 22 ne soit pas un verbe de mouvement proprement dit, parce qu'il y a dans la phrase même une idée de mouvement : Je revins mettre mes vaisseaux à l'ancre. Il y a donc dans ces deux mots ELÇ ~et «rt^aa deux idées distinctes, l'une exprimant le mouvement, l'autre le re-pos qui suit le mouvement.

Page 292 : 1. ~£ 1; èviauTov, une année entière. Voir la note 2 de la page 282.

— 2. ~'Epûxei;, tu veux me retenir, et non tu me retiens. XpÓvov, comme iroXùv yçovov, longtemps.

Page 294 : 1. Apopoi, des espaces pour courir, pour exercer des chevaux, des plaines.

- 2. ~AÏYi'ëoTo;, sous-entendu ~'Ilfotxr, iaziv. - 3. ~'EmjpaTo;, selon Bothe, signifie ici élevé, qui a des hau-teurs; mais ce sens n'est réellement appuyé d'aucun autre passage; ~èu^paxo;, aimable, se trouve à chaque instant accolé à des noms de pays qui n'ont au contraire qu'un aspect assez affreux, témoin Ithaque. — 4. ÀfyaTOî ïjç ~~orçaOoïo, tu étais et tu es encore d'un noble sang. — 5. OtOt ~ayopeusi;, m. à m. telles sont les choses que tu dis, c.-à-d. comme tu parles, à tes paroles, on reconnaît un sang gé-néreux , noble.

Page 296 : 1. Les Sidoniens, qui habitaient Sidon, dans la Phé-nicie.

— 2. ~AaiTupiovE;, les convives, ceux qui mangeaient habituelle-ment à la table du roi, pour lui faire honneur, mais en fournissant leurs provisions.

— 3. ~'Ev tmxtw ~Sauéôw, m. à m. sur le pavé travaillé. Tuxto;, qui signifie primitivement fait, fabriqué, a pour second sens fait avec art, artistement travaillé.

Page 298 : 1. -lô!J.Ev, savons-nous, nous habitants d'Ithaque, qui sommes réunis ici? quelqu'un sait-il? pourrait-on me dire? — 2. ~Neïxai, le présent au lieu du futur. Nous dirions de même en français : Savons-nous quand Télémaque revient? au lieu de re-viendra.

— 3. 'Ektà ~XPEOO ~YtyvExai ~aÙT?i;. Il faut considérer XPEOO Ytre-rcct comme une locution équivalant à ~Xptili Ixâvei ou LXEt, ce qui explique l'accusatif â|xé.

— ~~4. ©tjxeç, des mercenaires, des serviteurs de louage, c.-à-d. des hommes libres, mais pauvres, qui gagnaient leur vie par des tfOl vaux d'esclaves chez les propriétaires.

— 5. ~AuvOttorÓ XE xal tô ~TeXéacai, il aurait pu aussi faire cela, emmener des hommes à gages et des esclaves, au lieu de faire appel à des compagnons volontaires.

Page 300 : 1. MEO' 'i¡!J.ÉOt:;, au lieu du datif ~¡LEe' i¡""y. parmi nous.

— 2. Ot ot ~Suovto, ceux-là l'ont suivi, ils Voni accompagné. Le premier oi fait pléonasme, comme en français lorsque le pronom il se trouve après un sujet déjà exprimé. Seulement, ce aui serait une incorrection pour nous n'en était pas une chez les Grecs. — 3. Xpxov, maître du gouvernail, pilote.

— 4. TOLGLV ~à[i(poTépoiffiv, Antinoos et Eurymaque. Page 302:1. Iiavaav. Le moyen ~itxvopai s'emploie ordinairement pour dire cesser, et l'actif itauu pour faire cesser; ici l'actif a la va-leur du moyen.

— 3. N~auxCXXerai, pour le subjonctif ~vauxiXXviTau Page 304 : 1. "A~ÀÀO'rE, d'autres fois, dans un autre temps, c.-à-d. ni pendant qu'ils briguent ma mai-n, ni dans aucun autre moment; ni pour briguer ma main, ni pour aucune autre cause. — 2. ~Taxaxa ~xai uujAaxa. Ces deux mots, exactement synonymes, sont réunis ici d'une manière emphatique.

— 3. K~axaxEtpexe. Le discours direct, comme nous l'avons déjà vu plusieurs fois, succède brusquement au discours indirect. C'est aux prétendants que Pénélope adresse les vers qui suivent. Page 306 : 1. ~DH. iaxl ~Õbtll. tpiXow). Le sujet des deux verbes ~è^0a(pr]cri et ~<piXoîï] est ~paoïXeûç tu sous-entendu. Un roi ordinaire, selon la coutume des rois, hait l'un, aime l'autre; mais Ulysse n'a jamais bal ni maltraité personne. 'E~xdatpigcn xe, <ptXo £ r) xe, il peut halr, il peut aimer, s'il aime l'un, il déteste l'autre, il a des affec-tions et des haines.

Page 308 :1. 'AII-<pcxcr£ll pour ~àçaait), mutisme, terreur muette. Le (t est ajouté ici comme dans ~ifiêporoç pour ~&ÊpoToc.

— 2. ~ÀXè; tantôt. Eschyle, Promélhée, 465, compare aussi les vaisseaux à des chars : Àivôirxepoc vaurtXtov iy^fiaxa.

— 2. Tp4Fv (pour èxpàq>r|a,av) y]S' è^évovxo. Le poSte met le se-cond le verbe qui, dans l'ordre logique, devrait être le premier : sont nées et ont été nourries, élevées.

— 3. Où5' ivî ~cppEcr1 QiaQt, vous n'avez pas mis dans votre es-prit, c.-à-d. vous n'avez pas songé à, vous n'avez pas eu la pen-sée de.

Page 312 : 1. Tq;, à cause de cela, par suite de la connaissance que j'aurais eue de son projet.

— 2. "E~x £ l a ici la valeur de Èm¡JÚ.e:t'orO¡L. Voyez de même, II, 22 : Auo 6' OttÈv Éxov narpwïa epra.

— 3. N~û^ça, pour ~vufjiqpvi, au vocatif. Homère appelle vV!J.cpa.t non-seulement les jeunes filles nubiles, mais aussi les jeunes épouses. Dans la bouche de la vieille Euryclée, cette expression revient au français ma chère fille.

Page 314 : 1. 'Ω~ Idwmfl;. Voyez II, 376.

— 2. Ic'p<ma, Laërte. N'afflige pas un vieillard qui est déjà dans la douleur, n'augmente pas ses peines.

— S. Le fils d'Arcésios, c.-à-d. Laërte. Arcésios, fils de Jupiter et d'Euryodie, avait eu Laërte de son épouse Chalcoméduse. — 4. 'A~7i6irpo0t, au loin, c.-à-d. qui s'étendent loin, vastes. Page 316:1. O~OXoxvTaç, de l'orge sacrée, ordinairement les grains d'orge pilés qu'on répandait sur la tête de la victime comme sacrifice préparatoire.

— 2. "'H ~!J.a.ÃOt. ~IXporUEt. Informés du sacrifice de Pénélope, les prétendants supposent qu'elle implore la protection des dieux au mo-ment de choisir parmi eux un époux.

— 3. ~na.vorOtç, tous les propos audacieux, soit sur le mariage de l'un d'entre eux avec Pénélope, soit plutôt sur la mort qu'ils pré-parent à Télémaque.

Page 318 :1. ~'Yl\ioü iv ~voxîu ne désigne pas la haute mer, mais un endroit voisin du rivage où l'eau avait une grande profondeur. Au moment de s'embarquer, on cherchait les endroits profonds pour y placer le vaisseau, de môme qu'en abordant on choisissait de préfé-rence les lieux secs ou moins profonds.

Page 320:1. Iphthimé était fille d'lcarios, et par conséquent sœur de Pénélope.

— 2. Eumèle, fils d'Admète et d'Alceste, conduisit les Thessa-liens de Phères, de Babé et d'Iolchos à Troie, sur onze vaisseaux (Iliade, 11, 711); il aurait gagné le prix aux jeux funèbres en l'hon-neur de Patrocle, si son char ne s'était pas brisé (Iliade, XXIII, 228 et suivants).

— 3. ~IJOtpœ xXyjîSo; Ijiâvra. Elle se glisse, comme une ombre, le long de la courroie qui servait à tirer le verrou, et pénètre dans la chambre de Pénélope par le trou à travers lequel s'engageait la cour. roie.

Page 322:1. 'P~ELOt ÇiiovTe;, qui vivent facilement, c.-à-d. heureu-sement. Voyez le vers 565 et notre note.

— 2. 'Ev ~ôvetpeiipcrt '/tvÀr,aw, aux portes des songes. Il semble que Pénélope ait été transportée à ces portes de corne ou d'ivoire par où sortaient les songes qui venaient visiter les mortels. — 3. nwÀi', élision pour ~ntoléo.

— 4. "H ~tp(v. (xédov WApyoç. Voyez les vers 724-727. Page 324 : 1. ~0eoio , au féminin, désigne Minerve.

— 2. Et ~S'àjt, répond simplement ici au latin age vero. — 3. Keîvov, Ulysse.

Page 326 : 1. Astéris, petite lie de la mer Ionienne, entre Céphal-lénie et Ithaque.

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