AU CORRECTEUR D'ÉPREUVES
Sapristi ! ne corrigeons rien !
Plus je corrige, plus je gâte.
Je suis fait d'une telle pâte Que j'en reste au premier moyen.
En ne retouchant point ma prose L'imprimeur me remercira.
Quant à mes vers, jamais je n'ose Les allonger d'un errata.
Ainsi, vos alarmes sont vaines.
Fumez la pipe là-dessus, Et pardonnez-moi mes fredaines, Car je n'y retournerai plus.