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L'instant ou il fallut se dire adieu fut le plus cruel

22. Lorsque les soldats furent de l'autre cùté d'une pente et que la mère du Turco cessa de les voir.

Je veux jusqu'au bout chasser ces bandits ;

Je veux pouvoir dire à ma mère aimée :

Si je te reviens, c'est qu'ils sont partis. 40

Non, je ne veux pas quitter nî)tre armée

Tant que les Prussiens sont dans mon pays. »

Pendant quelques jours, le sort nous fit fêle,

Et les Allemands fuyaient devant nous.

Mais ils s'étaient fait un camp do retraite ; 45

Devant ces fossés leur fuite s'arrête,

Et tous ces renards rentrent dans leurs trous.

Pendant quelques jours, le sort nous fit fête,

Et les Allemands fuyaient devant nous.

Les remparts sont hauts, la plaine est immense ; oô

Tout ce qui s'approche est bientôt détruit.

On fuit, on revient, l'assaut recommence.

Et le régiment des Turcos s'élance,

Et le régiment des Turcos périt...

Les remparts sont hauts, la plaine est immense ; no

Tout ce qui s'approche est bientôt détruit.

L'enfant est tombé, frappé d'une balle.

Mais un vieux soldat l'a pris sur son dos.

Il ne connaît pas la fuite fatale ;

La mort a déjà cerné son front pâle ; 60

Ses yeux sans regards sont à demi clos.

L'enfant est tombé, frappé d'une balle,

Mais un vieux soldat l'a pris sur son dos.

.^9. L'enfant ne sait pas que le sort contraire a forcé les Français à fuir.

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