‹ Chants patriotiquesChapitre 5 sur 67 · CHASSEURS A PIED · texte numérisé non relu

CHASSEURS A PIED

Tout à coup, dans le fond d'un ravin où l'on saute,

Un cri de mort se lit en:endre : « C'est de leau! »

La glace était récente et la neige était haute, iH

Et ce linceul avait recouvert ce tombeau.

Ils sont ensevelis jusques à la ceinture ;

Le courant les renverse et la glace les tient.

— Vaincu par les Prussiens, vaincu par la nature,

0 mon pays, quel Dieu terrible (jue le tien ! — 20

Les Allemands joyeux sortent de leurs tanières. Nous voilà désarmés, les voilà résolus ! Hourrah ! l'heure est propice aux haines meurtrières, Et leur canon se dresse au revers du talus.

Pourtant leur officier apparaît sur la crête : 25

(( Vous n'avez qu'à vous rendre, on va vous secourir. » Cet atroce marché soulève une tempête : « Tu peux te retirer, nous n'avons qu'à mourir ! »

Mais le vieux commandant, d'un ton triste et sévère : <( Et moi, je ne veux pas que vous mouriez ainsi. :{0

« Rendez-vous, mes enfants, vous ne pouvez rien faire. • Et tous ces moribonds so lendont à merci.

14. Un cri de mort, )p ni flVflioi de p:ens qui sentent qu'ils vont mourir.

Page 1