LE REVEIL
J'ai vécu, j'ai ciianté, j'aimais.
Fou de joie, ivre d'espérance, Sans cherciier cc^ qu'était la France, Sans savoir si j'étais Français,
J'ai vécu, j'ai chanté, j'aimais.
J'ai vécu, j'ai souffert, je hais.
Karôlé pour sa délivrance,
Je sais que la France est ma France,
Je suis sûr que je suis Français...
J'ai vécu, j'ai souffert, je hais. lO
6. Remarquez comme ce vers s'oppose bien au précédent. — J'ai souffert, je hais. C'est cette souffrance qui explique et excuse la Jinne.
10. J'ai vécu. Dans le premier vers ces mots voulaient dire: Je. me suis laissé vivre; dans le dernier ils signifient: J'ai assez vécu pour souffrir.
AUX FExMMES DE FRANCE
l'einine, si l'être eu qui lu mets ton espérance
Ne met son espérance et son bonheur qu'en toi ;
Si, Français, il peut vivre étranger à la France,
Ne connaissant partout que son amour pour loi ;
Si, sans te croire indigne et sans se croire infâme, o
Quand tout son pays s'arme, il n'accourt pas s'armer,
0 femme, ta tendresse a déformé cette âme, S'il ne sait pas mourir, tu ne sais pas aimer !
Mère, si ton enfant grandit sans être un lionlnl.'.
S'il marche efféminé vers son devoir viril; iO
Si, d'un instinct pratique et d'un sang économc>
Sa chair épouvantée a l'horreur du péril ;
11. D'un instinct pratique. Habile à l)ien mener ses affaires et il ménager ses intéfél».
IIG CHANTS PATRIOTIQUES
Si, quand AÏendra le jour que notre honneur réclame, 11 nest pas là, soldat, marchant sans maugréer,
0 mère, ta tendresse a mal formé cette âme, S'il ne sait pas mourir, tu n'as pas su créer!
13. Le jour où il faudra faire la guerre pour rendre à la France le sol et les citoyens qu'elle s'est laissé prendre.