‹ Chants populaires arméniensChapitre 25 sur 87 · LE CHANT DE LA CHÈVRE · texte numérisé non relu

LE CHANT DE LA CHÈVRE

La chèvre alla jouer sur la glace.

Elle tomba et se cassa le pied;

Elle dit : « Glace, tu es donc très forte ? »

— Si j'étais très forte, dit la glace, Le soleil ne m'aurait pas fondue, Elle alla près du soleil et lui dit:

— Soleil, tu es donc très fort ?

— Si j'étais très fort, dit le soleil, Le nuage ne m'aurait pas voilé.

— Nuage, dit-elle, tu es donc très fort ?

— Si j'étais très fort,

Le vent ne m'aurait pas dispersé.

— Vont, dit-il, tu es donc très fort?

— Si j'étais très fort,

Je n'aurais pu glisser par la fente du mur.

— Fente du mur, tu es donc, très forte ?

— Si j'étais très forte,

La souris n'aurait pas régné sur moi.

— Souris, dit-elle, tu es donc très forte ?

— Si j'étais très forte,

Le chat ne m'aurait pas saisie.

— Chat, dit-elle, tu es donc très fort? Le chat dit, en secouant la queue :

— Je suis fort, je suis fort, je suis le chef des forts ;

Je suis la fourrure des grands seigneurs,

Je suis la coiffure des nobles dames ;

L'été, par le village, l'hiver, près de I'âtre,

Je dors d'un doux sommeil ;

Si l'on fait pssst ! je m'envole,

Je vais m'asseoir au sommet de l'arbre.

Van,

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