‹ Chants populaires arméniensChapitre 70 sur 87 · LE CHANT DE L'EAU · texte numérisé non relu

LE CHANT DE L'EAU

Par cette montagne qui est là-bas L'eau descend et traverse le village.

Un beau brun s'approche de l'eau, Y lave ses mains et son visage ;

Il les lave, heï ! il les lave, Puis il s'adresse à l'eau et lui demande : Eau, de quelle montagne arrives-tu, Ma petite eau fraîche et douce ?

— J'arrive de cette montagne

Où il y a de la neige vieille et nouvelle.

— Eau, vers quel ruisseau t'en vas-tu, Ma petite eau fraîche et douce ?

— » Je vais vers ce ruisseau

Au bord duquel il pousse des violettes en abondance,

— Eau, vers quelle vigne t'en vas-tu, Ma petite eau fraîche et douce ?

— Je vais vers cette vigne

Dont le possesseur est le vigneron lui-même.

— Eau, vers quel jardin t'en vas-tu, Ma petite eau fraîche et douce ?

— Je vais vers le jardin

Où le rossignol chante doucement.

— Eau, quelle plante arroses-tu, Ma petite eau fraîche et douce ?

— J'arrose cette plante

Dont les racines donnent de l'herbe à l'agneau.

— Eau, à quelle fontaine t'en vas-tu, Ma petite eau fraîche et douce ?

— Je vais à cette fontaine

Où ta bien-aimée vient boire de l'eau ; Je veux embrasser son menton Et m'enivrer de son amour.

VARIANTE

— Petite eau, de quelle source arrives-tu Ma petite eau fraîche et douce ?

— Je viens de cette source

Où il y a de la neige vieille et nouvelle.

Je marche nuit et jour,

Je n'ai pas de sommeil, je veille sans trêve.

L'eau a bien aussi son bien-aimé,

Elle se dirige vers le jardin de son aimé.

— Que le jardin de ton aimé se dessèche,

Pour qu'en faisant un détour tu viennes vers notre jardin,

J'ai des roses et des grenades à arroser,

Mon basilic commence à s'épanouir,

Je voudrais les cueillir, en faire un bouquet

Et l'envoyer comme cadeau à mon absent. Eghine.

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