‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 116 sur 146 · LE VOYAGE NOCTURNE · texte numérisé non relu

LE VOYAGE NOCTURNE

« O ma mère, mére de neuf fils et d’une seule fille, —(d'une fille) que tu baignes en lieu obscur, que tu peignes à la lumière, — et que tu laces serré dehors, au clair de la lune ; — puisqu'on te la demande de Bagdad, (puisqu'on te la demande) en mariage, — (cette fille), ton Arété, accorde-la, ma mére, envoie-la dans le pays étranger, — pour que je trouve (quelque) agrément, en chemin, quand je voyage. » — « Tu es sensé, Constantin; - (tu es sensé, men fils); mais ( cette fois) tu ταῖsonnes follement : — qui m'amènera ma fille (de si loin), pour me dire, la joie ou le chagrin qu’elle aura? » — Et Constantin alors donne à sa mére Dieu et les saints Martyrs pour garants,— de lui amener sa fille, joie ou chagrin qu'elle ait. — (Un an se passe,) le second vient; les neuf (frères) meurent; — et sur le corps de Constantin la mére s’arrache les cheveux:—=-«Oh! lève-toi, Constantin, mon (fils); lève-toi ; je veux (voir) mon Arété; — tu m’as donné Dieu et les saints Martyrs pour garants, — de me l’amener, joie ou chagrin qu’elle

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Au8 H NYKTEPINH ΠΕΡΠΑΤΗΡΣΙΛΑ.

«Γιά { Eee, Ἀρετοῦλά µας χυράνα µας σὲ θέλει. » —

» Κ᾿ ἂν πίκρα. ἀδελφάκι µου, νὰ ἔρθ᾽ ὡς καθὼς εἶμαι.» ----- « Μηδὲ πίκρα, μηδὲ χαρὰ, Aa καθὼς ὁποῦ αι.» ----

Axoûv πουλιὰ καὶ χοιλαδοῦν, ἀχοῦν πουλιὰ χαὶ λένε -

« Γιά! Ἰδὲς χοπέλαν εὔμορφην νὰ σύρν᾽ ἀπανθαμμένον | » « Άχουε, Κωσταντάκη pou , χαὶ τὰ πουλιὰ τί λένε,» —

« Πουλάχια ναι χ᾿ ἃς χοιλαδοῦν, πουλάχια ναι 2° ἃς λένε. »-- « Φοθοῦμαι σ’, ἀδελφάκι μου, καὶ λιθανιαῖς μυρίζεις. » — « Éyri βραδὺς ἐπήγαμεν ἔξω 'σ τὸν ἁγιοϊαννη ,

» KL’ ἐθύμιασέ µας ὁ παππᾶς μὲ τὸ πολὺ λιθάνι.

« Ἂν ἦσαι ἱέρος, διάθαινε, x” ἂν How ἑέρος διάθα *

» Καῦμένη Ἀρετούλα µου λείπει μαχρυὰ *o τὰ ξένα.» --- « Άνοιξε, μάννα ps’, ἄνοιζε, x” ἐγώ eu” ὁ Κωδταντῆς σου: » Τὸν θεὸ σοῦ βάλα ἐγγυτὴ, καὶ τοὺς ἁγιοὺς µαρτύρωυς, ν Ἂν τόχη πίκρα YA χαρὰ, νὰ WE νὰ δοῦ τὴν φέρω. "---- Ἐ΄ ὥότε ν᾿ ἀνοίξῃ rh πόρτα της, ἐξέθγεν À φυχή της.

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eût. » — Et sur le minuit Constantin s’en va chercher sa sœur. — Il la trouve dehors, se peignant au clair de la lune : — « Vite! viens, Arété; notre mère te demande.» —«Ah! mon frère, qu'y a-t-il donc? Est-ce l'heure (de se mettre en chemin)? — Est-on joyeux à la maison ? Je mettrai mes habits dorés : — y est-on triste? j'irai comme Je suis. » —« Ni joyeux, ni triste, (ma sœur), viens comme tu es.» — «Et dans la route, tandis qu'ils vont, dans la route, tandis qu’ils cheminent, — ils entendent les oiseaux chanter , ils entendent les oiseaux dire : — « Voyez donc cette belle fille qui conduit un mort!» — « Oh! entends-tu, Constantin, les oiseaux ce qu'ils disent? » — « Ce sont oi- . seaux, laisse-les chanter; ce sont oiselets, laisseles dire.» — «Oh! j'ai peur de toi, mon frère; tu sens l’encens. » — « C’est que nous avons été hier soir à l’église de Saint-Jean, et que le papas nous a encensés, (nous a donné) force encens. — Ouvre, ma mére, ouvre; - voilà ton Arété!» — « Si tu es bien intentionné, passe ton chemin ; si tu es bien intentionné, éloigne-toi : — mon Ârété est absente, (elle est) loin d'ici, dans la terre étrangère. » — « Ouvre, ouvre, ma mère, Je suis ton fils Constantin, — qui t'ai donné Dieu et les saints Martyrs pour garants, — de t’'amèner Arété, chagrin ou joie qu’elle eût. » — La mére alors ouvre la porte; et l'ame lui sort (du corps).

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