‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 45 sur 146 · L'IMPRÉCATION · texte numérisé non relu

L'IMPRÉCATION

γο ICI une petite composition pleine de sentiment, de grace et de poésie, dont le fond ni les détails n’exigent d'explication préliminaire.

À ceux qui aiment à rapprocher des ouvrages divers et de divers temps sur des sujets semblables ou analogues , l'idée viendra aisément de comparer cette pièce avec l'idylle de Théocrite, intitulée l'Enchanteresse qui, abstraction faite des formules de sorcellerie un peu bizarres qui en font la majeure partie, est charmante de naturel , de sentiment et de vérité. Si l'idylle moderne le cède indubitablement à l'ancienne pour l'étendue du plan, la richesse des détails et l'élégance de la diction, peut-être trouvera-t-on quelle ne lui est point inférieure en inspiration poétique, et la surpasse en délicates is et en naïveté.

J'ai eu sous les yeux plusieurs copies de cette pièce, et, entre autres, une dans laquelle elle est du double plus longue que je ne la donne ici. Ce ne sont pas seulement les plaintes de la jeune fille qui y sont plus développées ; elles y viennent à la suite d'un début narratif qui manque totalement dans la copie que j'ai sui-

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vie. Celle-ci est bien certainement celle à laquelle je devais m'attacher, pour présenter la pièce sous sa forme » la plus élégante et la plus pure. Peut-être néanmoins | les développements de la première, en précisant davantage le sujet, en auraient-ils augmenté l'intérêt, sans quelques trivialités bizarres également impossibles à retrancher ou à rendre en français. Je me suis borné à emprunter de la copie dont il s’agit, quelques lecons qui m'ont paru heureuses.

Rien n'indique à quelle localité de la Grèce appartient primitivement cette gracieuse composition; mais elle y est connue et populaire en beaucoup d'endroits.

Χρυσὸν, λαμπρὸν φεγγάρι µου, ποῦ πᾶς νὰ βασιλέψης, Χαιρέτα µου τὸν ἀγαπῶ, τὸν χλέφτην τῆς ἀγάπης * Αὐτὸς pu’ ἐφίλειε, x’ ἔλεγε' © ποτὲ δὲν 0” ἀπαρνιοῦμαι: » Καὶ τώρα p’ ἀπαρνήθηκε σὰν καλαμιὰν 'σ τὸν κάµπον, Σὰν ἐκκλησι’ ἀλειτούργητην, GAY χώραν κουρσευµένην. Θέλω νὰ τὸν καταρασθῶ, καὶ πάλε τὸν λυποῦμαι

3 ναι; Καὶ μοῦ πονοῦν τὰ σπλάγχνα µου, πονεῖ καὶ ἡ ψυχή µου. Ma καάλλύ ἂς τὸν χαταρασθῶ, x’ ἂς κάμ’ ὁ Θεὸς, τὶ θέλει. ο 5 4 / » 35 A ν λ / CS / τοὺς πόνους x’ ἀναστεναγμοὺς, ςαἲς λαύραις, σας κατάραις, Σὲ κυπαρίσσι v ἀναιβῆ, νὰ πάρη τὸ λουλοῦδι :

P dE Απὸ ψηλὰ νὰ κρημνισθῇ, χαὶ χαμηλὰ νὰ méon, Σὰν τὸ quai νὰ συντριφθῇ, σὰν τὸ κηρὶ νὰ Audon” Νὰ πέσ᾽ εἰς τούρχιχα σπαθιὰ, εἰς φράγχικα μαχαίρια,

/ 9 A \ \ eu A δέ A \- ο», Πέντε ἰατροὶ va τὸν κρατοῦν, καὶ δέχα νὰ τὸν ἰάνουν.

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