L'AMANT ENSORCELÉ
Less six chansons suivantes ont toutes, par le sujet, plus ou moins d'analogie entre elles : elles sont toutes du genre de celles que les Grecs. composent journellement pour peindre les regrets de l’expatriation et les misères qui l'accompagnent.
Le morceau de ce genre qui se présente le premier, n'est qu'un fragment appartenant à une pièce que je regrette de ne pouvoir donner en entier, d'abord parce qu'elle est agréable et célèbre dans une grande partie de la Grèce, et plus particulièrement encore, parce qu'elle est un monument curieux de l'une des superstitions nombreuses que les Grecs de nos jours ont héritées de leurs aïeux.
Il s'agit d'un amant qui est allé passer quelques années à l'étranger , pour y amasser un petit pécule avec lequel, revenu dans son pays, il espère pouvoir épouser sa maîtresse qui l'attend. Mais il est retenu, à son grand regret, dans la terre étrangère, par les sortilèges d’une méchante femme; et tout ce qu'il peut faire pour son amie , est de lui envoyer le peu d'or qu'il a gagné, et de lui rendre la liberté de disposer d'elle-même. La may
nière dont le vaisseau ensorcelé finit toujours par revenir au point dont il était parti, a quelque chose de fort étrange, pour ne rien dire de plus.
J'ai hasardé, dans'la traduction, de remplir les lacunes principales de la pièce, d'après les réminiscences de celui de mes amis Grecs à qui je dois ce fragment, et qui, bien quil eût oublié la lettre du reste, n’en avait pas oublié le fond. La pièce appartient certainement à la Thessalie orientale, dans laquelle est située la ville de Zagora.
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ο MATEYMENOZ.
Κίνησαν τὰ χαράθια τὰ Ζαγοριανὰ Kivnoe κ᾿ ὁ καλός µου, πάει 'σ τὴν ξενιτειὰν - Κ᾿ οὐδὲ γραφὴν μοῦ στέλνει, x’ οὐδ) ἀπηλογιὰν * Κ᾿ αὐτοῦ a τοὺς δέχα χρόνους pe” ἔστειλε γραφὴν, Σ ἕνα χρυσὸν μαντύλι δώδεκα φλωριά᾿ Θέλεις, κόρη, πανδρέψου,, θέλεις, χαλογραιά.