LA DÉLIBÉRATION D'ALI PACHA
contre moi avèc un grand héroïsme ; — etils combattent jusqu'à présent à Agrapha, et dans le Valtos : — à peine en a1-Je soumis le tiers ; — et avec eux nous pourrions gagner un territoire trois fois plus grand que le nôtre. —-Il faut donc les traiter avec faveur; et (leur donner) la liberté comme aux Français. — Car telle est la nation des Français, telle est celle des Grecs ; — et quiconque se flatte de les subjuguer, est dans une grande erreur. — Voyez l'exemple des Souliotes, non-seulement des hommes, mais des femmes: — ils ont tous préféré la mort à la servitude, — quoique je leur promisse des armes et de l'or. »
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GEORGE SKATOVERGA.
L n'y avait pas proprement en Crète d'Armatoles ni de Klephtes organisés comme dans la Grèce continentale (1); mais il n'était pas rare d'y rencontrer soit un à un, soit par petites troupes de trois ou quatre, des Grecs qui, contraints par les iniquités et les vexations des Turks à se mettre en guerre contre le pouvoir, menaient une vie errante et aventureuse, tantôt réfugiés dans les montagnes, parmi les pâtres, tantôt cachés dans les villes ou dans les villages, et toujours aux aguets des occasions de se venger. J'ai entendu raconter de quelques-uns de ces aventuriers proscrits des traits d'audace et de courage qui n'auraient pas été désavoués par les Klephtes les plus intrépides. Ἡ y en avait trois au commencement de ce mècle, qui faisaient beaucoup de bruit aux environs de Kanda. Réunis par des ressentiments communs, et pour venger la mort de plusieurs de leurs proches égorgés par les beys et les agas du pays, ils étaient devenus la terreur des Turks, et l'on porte à
(x) L'auteur se trompe: les Sphatiotes et les Abadiotes représentaient les Armatoles.
816 le nombre de ceux qu'ils avaient tués en combattant, ou par surprise.
Le George dont il s’agit dans la pièce suivante est un des derniers et des plus fameux de ces espèces de Klephtes crétois. Le sobriquet grossier de Skatoverga lui fut donné par les Turks, pour marquer l'horreur et l'appréhension qu'ils en avaient. Celles de ses actions racontées dans ka pièce datent de l’année 1806.
Quant au mérite de cette pièce, on verra tout de .suite.qu'il ne tient point à la poésie de la composition ni du style. C'est un récit méthodique, calme et détaillé, fait dans l'unique intention de donner une notion exacte, complète et précise du fait qu'il embrasse. C’est dans ce style et ce ton de chronique que j'ai vu et recueilli plusieurs autres chansons, composées par des Grecs insulaires ou asiatiques : elles sont précieuses quand l'événement auquel elles ont rapport est de quelque importance pour l'histoire, et comporte d’être minutieusement détaillé.
Γαής celle-ci, ce qu'il y a de plus intéressant, c'est de pouvoir être présentée comme un échantillon considérable et sûr, du dialecte actuel de l'île de Crète. L'auteur est un pâtre qui se nomme, qui avoue ne savoir pas lire, et avoir composé cette chanson, pour se distraire dans la solitude, et pour ne pas laisser tomber dans l'oubli un événement et un nom auxquels Ἡ croit devoir s'intéresser comme Crétois.
CLLAALAALLE οϱουσυν ο σσ ωωσωσουυωσυο σου σε οσωνν ου σον σα.