‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 108 sur 194 · DANS LA TERRE ÉTRANGÈRE · texte numérisé non relu

DANS LA TERRE ÉTRANGÈRE

(λετε chanson , pour l'expression et les détails, l’une des plus naïves de ce recueil, en est aussi, pour le sentiment et le motif, l'une des plus populaires. Les habitans des villages et des campagnes la chantent tous les jours et à tout propos, mais avec plus de convenance et de solennité dans les réunions de parents et d'amis qui ont lieu à l’occasion du départ d’un des leurs pour les pays étrangers. Elle n'est pas inconnue dans les villes , ni à Constantinople même, où les mendiants en psalmodient des fragments plus ou moins altérés. C'est probablement une des pièces les plus anciennes de ce recueil; et nul doute que diverses copies qui en seraient prises en divers lieux, ne présentassent beaucoup de variantes. Je n'en ai eu à ma disposition qu'une seule, d’après laquelle on l'aura ici telle qu'on la chante dans les montagnes de l'Épire.

On peut trouver dans la pièce un peu de vague et d'obscurité, ce qui tient surtout à ce quelle est composée de deux parties réellement distinctes, en tant

IE

qu'elles se rapportent à deux moments differents, mais que le poète n'a pas songé à distinguer d’une manière expresse et sensible. Les six premiers vers se rapportent au moment du départ, dont ils expriment l'angoisse et les douleurs : les autres sont le tableau des misères actuelles de l'exil. Mais tout cela doit aisément 5ο confondre dans l'imagination du pauvre expatrié.

Il y a quelque chose à noter sur les vers troisième, quatrième et cinquième. Ces vers, qui sont jetés ici dans le corps même de la chanson et 67 fondent comme por tion intégrante, ne sont néanmoins qu'un lieu commu poétique plus ancien, et fort employé; qu'une formuk de prologue particulièrement affectée, dans les pays de montagnes, aux chansons dont le sujet est lamertable et terrible. C'est une espèce d’imprécation dans la bouche de quelqu'un qui, l'imagination frappée du évènement étrange et déplorable, conjure la nature di prendre part, et d’attester qu'elle en est émue par Fire terruption de ses phénomènes les plus accoutumés. Ces dans ce sens aussi, que les vers dont il s’agit doive être entendus dans cette pièce : car il n'y a point, Ρος un Grec, de malheur plus grand que de quitter les siess et la terre natale.

LL 2 tt te tt συ υν ων υυ ων ων ο ου ννννονν

KB.

Βουλιοῦμαι µιὰ, βουλιοῦμαι δυὸ, βουλιοῦμιαι τρεῖς καὶ πέντε, Βουλιοῦμαι νὰ ξενιτευθῶ., Ἰσ τὰ ξένα νὰ πηγαίνω" Κ᾿ ὅσα βουνὰ καὶ ἂν διαθῶ, ὅλα τὰ παραγγέλλω΄ « Βουνά µου, μὴ χιονίσετε, χάµποι, μὴ παχνιασθῆτε, » Βρυσοῦλες μὲ τὸ χρυὸν νερὸν, νὰ μὴ κρουσταλλιασθῆτε, » σον νὰ πάγω, καὶ νὰ ᾿ρθῶ, x’ ὀπίσω νὰ γυρίσω. » H ξενιτειὰ μ’ ἐπλάνεσε, τὰ ἔρημα τὰ ξένα" Καὶ πιάνω ξέναις ἀδερφαῖς , Kai ζέναις TA POLE‘ Κάμµνω καὶ ξένην ἀδερφὴν, τὰ ῥοῦχα νὰ μοῦ πλένι. Τὰ πλένει μιὰ, τὰ πλένει δυὸ, τὰ πλόνει τρεῖς καὶ πέντε, K° ἀπὸ ταῖς πέντε x ἐμπροστὰ τὰ ῥίχνει ’o τὰ σοχάχι᾿ « έν, ἔπαρε, τὰ ῥοῦχά σου, ἔπαρε τὰ σκουτιά σου, D Καὶ γύρισε 'σ τὸν τόπον σου, αύρε χαὶ σ τὰ δικά συ»,

» Μὰ ἰδῆς. ζένε, τ ἀδέρφια σου. νὰ ἰδῆς τοὺ τε σου.) εἰδῆς, ἕ Ù ϱφ » VA LOS τοὺς ουγγενεῖς

VALLEE UV DLLD RE νο ουν

Page 1