‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 70 sur 194 · LA MORT DE DIAKOS · texte numérisé non relu

LA MORT DE DIAKOS

Όπε grosse nuée de combattants s’ayance; noire comme (une nuée de) corbeaux. —'« Est-ce Kalyvas qui arrive ? est-ce Leventoïannis ? » —« Ce n’est point Kalyvas qui arrive; ce n'est point Leventoiannis — C’est Omer-Vrionis qui fond (sur les Grecs), avec dix-huit mille Turks,» — Aussitôt que Diakos l’apprend, il en est en grand souci; — il élève fortement la voix, il dit-à son lieutenant : —« Rassemble mon armée, réuuis mes braves; — donne-leur de la poudre en abondance, des balles à poignées.— Vite! allons nous poster là-bas, dans Alamanna, — où il y a de forts retranchements, où il y a des abris. » — Ils prirent leurs sabres légers, (ils prirent) leurs pesants mousquets,— s’en allèrent à Alamanna, et occupérent les retranchements: — « Courage, mes enfants, s'écrie Diakos ; (mes ) enfants, n'ayez point peur : — soyez vaillants comme des Hellènes; tenez ferme comme des Grecs.»— Ils eurent peur; ils se dispersèrent dans les bois; — et Diakos resta dans le feu avec dix-huit braves : — il combattit trois heures contre dix-huit mille. — Son fusil éclata et se mit en pièces; — il tira son sabre, s'élança dans le feu,

« Γένεσαι Τοῦρχος, Διάκο µου, τὴν πίστιν σου v’ ἀλλάξης; » Νὰ προσχυνᾶς εἰς τὸ τσαμὶ, τὴν ἐκκλησιὰν ν᾿ ἀφήσης ;'-- K° ἐχεῖνος 7° ἀπεκρίθηχε, καὶ μὲ θυμὸν τοῦ ya

« Πᾶτε, x ἐσεῖς κ᾿ ἡ πίστις σας, µουρτάτες, νὰ χαθῆτε. » Éy ὡΓ ραικὸς γεννήθηκα, Γραικὸς θὲλ᾽ ἀπαιθάνω.

» Av θέλετε χίλια φλωριὰ καὶ χίλιους μαχμουτιέδαις, » Μόνον πέντ᾽ ἕξη ἡμερῶν ζωὴν νὰ μοῦ χαρίστε,

9 Τὸν Διάχον νὰ χαλάσετε, τὸν φοθερὸν τὸν χλέφτην » Ότι θὰ σθύσῃ τὴν Τουρχιὰν χαὶ ὅλον τὸ Δεβλέτι.»-- Τὸν Διάχον τότε πήρανε, καὶ Ἰσ τὸ σουθλὶ τὸν Ba OX pÜov τὸν ἐστήσανε, x’ αὐτὸς χαμογελοῦσε.

« Éuév ἂν ἐσουθλίσετε, ἕνας Γραιχὸς ἐχάθη -

LA MORT ΡΕ DIAKOS. 37

— tua des Turks sans nombre, et sept bouloukba-

chis. — Mais son sabre se brisa par le haut, par la

poignée, — et Diakos t6mba vivant entre les mains des ennemis. — Mille le tenaient par-devant, deux

mille par-derrière ; — et Omer Vrionisle questionne

secretement en chemin :—«.Veux-tu te faire turk,

Diakos? Veux-tu changer de croyance ? — Aban-

donner l’église, et adorer (Dieu) dans la mosquée ?»

— Et Diakos lui répond; il lui dit avec colère : — « Laissez-moi, vous et votre religion, Turks impurs, puissiez-vous périr! — Je suis né Grec, et Grec je veux mourir. — Mais si vous voulez mille pièces d’or et mille makhmoutis (je vous les donne), — pour me laisser la vie seulement quatre ou cinq jours, — jusqu’à ce que vienne Odyssée ou Athanase - Vaïas. »— Khalil-bey, dès qu'il entend ces paroles, dit en pleurant : — «Et moi, je vous donne mille bourses, et cinq cents en sus, — pour que vous fassiez périr Diakos, ce terrible Klephte: — sinon il détruira les Turks, et tout leur pouvoir. » — Ils prirent alors Diakos et le mirent au pal; — ils le levèrent tout droit, et lui souriait : — il insultait à leur croyance; il les nommait impurs: — « Si vous m'avez empalé, ce n’est qu'un Grec de mort.— Que le capitaine Odyssée, que le capitaine Nikitas soient saufs; — et ils extermineront la Turquie, et tout votre pouvoir!»

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LA MORT DE GEORGAKIS ET DE PHARMAKIS

Ls. deux chansons suivantes sont toutes les deux relatives à la mort du capitaine Georgakis et de son ami Pharmakis, mort que l'on peut regarder comme la vraie catastrophe des révolutions de la Moldavie et de la Valachie, en 1841. L'histoire rendra justice aux efforts héroiques de ce brave capitaine , pour assurer le succès d'une entreprise où il n’y a eu de glorieux et de sensé que ce qu'il y a fait lui-même. Je me serais estimé heureux de pouvoir, sur ce point , devancer de quelque temps les éloges souvent tardifs de l'histoire; et c'était dans cet espoir que jaÿais recueilli sur la vie et les actions de Georgakis, beaucoup de renseignements sur l'exactitude desquels il m'était permis de compter. Mais le temps me manque pour rédiger ces matériaux, même en consentant à les rédiger avec négligence ; et je me borne à donner sur Georgakis la courte notice qui suit : elle m'a été fournie par un jeune Grec d’un ssprit distingué qui s est trouvé à portée d'avoir sur son brave compatriote des renseignements précis et rertains, et qui, sil eùt entrepris d'en écrire la vie en

4ο ARGUMENT.

détail, m'eût épargné et la peine de chercher moi-même des informations sur ce sujet, et le regret de ne pouvoir en ce moment les communiquer au public.

Gzoncss, ou Georgakis Olympiote , naquit dans un village du mont Olympe en Thessalie ; ο était un homme d'un extérieur simple et modeste; la réputation de bravoure qu'il s'était faite dans sa jeunesse lui attira la persécution des pachas, et le forca de se retirer en Valchie, où peu après il trouva l'occasion de se montrer avec honneur dans la carrière militaire. On le vit, durant la guerre des Russes avec les Turks, harceler continuellement l'ennemi, lui enlever ses convois, et battre parfois des corps entiers avec la poignée de braves dont 1] s'était entouré. Le traité de Bukarest ayant réconcilié les parties belligérantes , Georges, impatient de trouver de nouvelles occasions de se signaler contre les tyrans de sa patrie, accourut en Servie, où un peuple belliqueux et ami de sa liberté s'efforçait de briser ses fers. 11] y combattit avec distinction jusqu'au moment où, perdant tout espoir d'un secours exterieur et se voyant accablés par toutes les forces de b Turquie, restées disponibles à la suite du traité de Bukarest, les Serviens succombèrent et furent décimés par leurs oppresseurs. Il repassa alors en Valachie, et prit le commandement d'un corps d'Albanais préposés à la garde du pays, jusqu'au moment où l'entreprise téméraire d'Hypsilantis vint lui fournir une nouvelle occasion de déployer son courage et ses talents, et lui prépara la mort la plus glorieuse.

Les dissensions que faisaient naître en Valachie les mtrigues des boyards se disputant le pouvoir après la mort de leur hospodar, facilitèrent l'exécution d'un plan que Georges avait depuis long-temps médité, pour susciter des embarras à la‘ Porte, loin de la Grèce, dont il connaissait les mouvements. Il résolut de paraître attaché aux boyards, et, en s'attirant leur confiance, de se faire donner le commandement des troupes, qu'on devait opposer à une insurrection qu'il avait lui-même fomentée par le moyen d’un de ses agents connu depuis sous le nom de Théodore Vladimiresko, qu'il avait fait secrètement passer à Krajowa, et qui parvint bientôt à réunir deux à trois mille pandours, montagnards aguerris. 1] ne se trompa point dans ses calculs. Chargé de réduire Vladimiresko, il vint camper à deux ou trois lieues desinsurgés , et, sous prétexte d'aviser aux moyens de les détruire, il usa des sommes d'argent que le conseil des boyards lui avait fournies, pour assembler un corps de troupes bien entretenues qu'il offrit à Hypsilantis lorsque celui-ci s'annonça comme le chef suprême de la grande insurrection des Grecs.

Consulté sur le plan de campagne à suivre, il représenta inutilement à Hypsilantis, en différentes occasions, l'impossibilité de battre les Turks en rase campagne, vu l'immense supériorité numérique de leurs forces, et fut constamment d'avis de débarrasser l'armée de tout le train inutile, et de commencer avec les Turks une guerre de montagne, à laquelle les Grecs étaient depuis long-temps accuutumés , en assurant que par ce moyen on parvicndrait à détruire en détail tous les corps de

fa ARGUMENT.

troupes turkes qui oseraient s'aventurer dans les montagnes de la petite Valachie. Cet avis salutaire fut rejeté, et la malheureuse issue de la bataille de Dragaschan ne prouva que trop bien le tort qu'on avait eu de mépriser les conseils d'un homme dont l'habileté avait ete à l'épreuve dans les guerres précédentes des Serviens, Hypsilantis annonçait déja, par une retraite précipités,

le dessein de dissoudre son armée et de se constituer le suppliant de l'Autriche; Georges essaya vainement de le dissuader de ce parti, et le quitta au monastère de Kosia, à quelques heures de la frontière autrichienne, Il occupa différentes positions dans le district de Rymnik, avec la résolution d'y réunir les débris de l'armée d'Hypsilantis ; mais la défaite de plusieurs corps grecs qui se trouvèrent isolés après la bataille de Dragaschan, vint ôter à Georges tout espoir de renfort, et l'obligea de se jeter dans les montagnes de la Moldavie, toujours poursuivi, et toujours battant les Turks. Parvenu aux montagnes de Torneo qui dominent le district de Phelazi, position inexpugnable, il y ramassa des subsistances , et 57 fortifia de manière à y soutenir un long siège , lorsque la perfidie vint déranger tous ses plans. L'évêque de Romano ne rougit point d'avilir le cractère sacré de la religion pour perdre un de ses plus zélés défenseurs. S'étant secrètement concerté avec les Turks, il manda à Georges, dont il connaissait la piété, que les infidèles avaient le dessein d'occuper, la nuit sur vante , le monastère, de Sekos et de profaner les saintes reliques qu'il disait s'y trouver déposées. Georges s'empressa d'aller arracher à la fureur sacrilége des barbares

lesrestes révérés des Pères de l'Église. Incapable de soupconner la noire perfidie du prélat, À partit avec environ cinq cents hommes qui lui restaient, pour couvrir le monastère menacé ; mais à peine se trouvait-il engagé dans un défilé qui y conduisait, qu'il fut inopinément attaqué par un corps turk vingt fois plus nombreux que le sien. Après un combat opiniâtre de six heures, il parvint à se dégager avec deé prodiges de valeur , et occupa Sékos , où il fut immédiatement après assiégé par huit mille Turks, qui employaient jusqu'à la grosse artillerie pour renverser les faibles murs d'un couvent.

Georges, affaibli par ses blessures, soutint néanmoins pendant cinq jours des assauts continuels, jusqu’au moment où, sentant approcher sa fin, il se fit sauter par l'explosion de quelques barils de poudre.

Tel fut le sort de ce vaillant capitaine qui, dans le court espace de quatre mois, qu'il soutint la guerre aprés la fuite honteuse d'Hypsilantis , tua douze mille hommes aux Turks, d'après le rapport officiel du commandant autrichien de la frontière, et inscrivit un des premiers son nom sur la liste des braves morts pour la défense de la patrie.

LAP LATE LILAS SAN νοσυν ωωνυωνο ωὑυνωωὑυυυουυυοουυωυυυυ RS LES ’ IE .

«ΘΑΝΑΤΟΣ ΤΟΥ ΓΕΟΩΡΓΑΚΗ ΚΑΙ DAPMAKH.

Στράτευμα φέρουν περισσὸν, πεζοῦραν καὶ xabaXhay: Σαΐρουν καὶ τόπια δώδεκα, καὶ βόλια χωρὶς µέτρον. ἤρχεταβ x’ ὁ Ἱσαπάνογλους ἀπὸ τὸ Βουχορέστι '

« ILoù εἶσθε, παλληχάρια µου, λεθέντες μ’ ἀνδρειωμένοι: » Γλίγωρα:. ζῶστε τὰ σπαθιὰ, πάρετε τὰ τουφέχια᾿ Πιάστε τὸν τόπον δυνατὰ, πιάστε τὰ µετερίζιε,

» Ότι Τουρχιὰ μᾶς πλάχωσε, χαὶ θέλει νὰ μᾶς pay.»

LA MORT DE GEORGAKIS ET DE PHARMAKIS

Cinq pachas sont partis d'Ibraïla; — ils conduisent une puissante armée à pied et à cheval; — et trainent douze canons, avec des boulets sans nombre. — De Boukarest vient aussi Tsapan Oglou ; — il a une brave armée, toute de janissaires ,—( qui) ont le sabre aux dents, et le fusil à la main. — Georgakis crie alors du monastère : — «Où êtes-vous, mes braves? mes vaillants beauxhommes, (où êtes-vous! ) — Vite! ceignez vos épées; (vite)! saisissez vos fusils : — prenez bravement vos postes; prenez vos abris : — les Turks tombent sur nous; ils veulent nous exterminer. » —

Sans pain, sans eau, trois jours et trois nuits, — ils (combattirent), repoussèrent fortement l’ennemi jusqu'à Kombolaki, —et coupérent la tête à près de trois mille Turks.— Pharmakis (alors) cria du monastère : —« Laissez là vos fusils, tirez vos

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sabres ; — prenez d'assaut la hauteur; portez-vous sur Ailia.»— Les Turks profitent de cette (sortie); ils courent au monastère. — Alors Pharmakis (encore) vivant crie {du haut) de Sekos : —«Où es-tu, Georgakis, mon frère, premier capitaine? — des milliers de Turks tombent sur nous, et vont nous exterminer ; — ils nous envoient une pluie de coups de canon, une grêle de boulets. » — Mais Georgakis alors avait péri; l’on ne le revit plus.

COLA PAL ουν ος ουν ων ου οσους ουσ ων VASE AVR RE VAR VS

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