‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 72 sur 194 · A- MORT · texte numérisé non relu

A- MORT

DE GEORGAKIS ET DE PHARMAKIS.

TrisTe est venu, (cette fois), le printemps, sombre l'été, — cruel et pernicieux l’automne.— Georgakis et Pharmakis délibéraient ensemble : — » Viens , Georgakis, partons ; allons-nous en Moscovie. » — «Tu parles sagement, Pharmakis; sagement tu raisonnes; — mais 1l y a (là) un peu de honte, et le monde rirait ( de nous). —Mieux vaut que nous tenions dans ce monastère : — le Moscovite se mettra peut-être eh campagne, et viendra à notre secours. » — Et tout-à-coup les postes en avant de Sékos crient : — « Voici venir une épaisse nuée de guerre! les montagnes (en) sont noires. » —« Serait-ce du secours qui (nous) arrive ? Seraient-ce des compagnons ? » —« Ce n’est point du secours qui (nous)arrive ; ce ne sont point des compagnons : —-ce sont des Turks, quinze mille Turks qui fondent sur nous. » — Quand ils furent à Sékos, quand ils eurent pris leurs postes, — ils plantèrent force canons autour du monastère ; —

Hi. | 4

5ο AAAO ΕΙΣ ΤΟΥΣ IAIOTZ.

Taka τὰ µεγαλήτερα τὸ κροῦν ἀπὸ τὴν ῥάχην '

Tor” à Τουρκιὰ ἐσύρθηκε πίσω ’o τὸ Κομπουλάκι.

Évac πασᾶς ἀγνάντευεν πέρα ἀπὸ τοῦ Σέχου.

Wan φωνὴν ἐσήχκωσεν' « Ἀμέτη ) Moauérn |

9 ν ντ N 9 | , \ - A « Aëv σὲ τὸ εἴπα µιὰν popav, lavyn, καὶ τρεῖς χαὶ πέντε,

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LA MORT DE GEORGAKIS KT BE PHARMAKIS. 1

cinq le battent de côté, cinq de face, — et tes autres, les plus forts, le battent par le faite. — Mille Turks tombent près de la vieille église ; — mille autres sont tués sous la muraille; —et l’irmée turke alors recule jusqu’à Kombolaki.— Maïs un pactra était en observation de l’autre côté de Sékos:: — «Ahmet! Mahomet! se met-il à crier d’une voix haute ; — emparez-vous bravement des postes ; entourez le monastère! — Et tout ce qu'il y avait là de Turks, tous janissaires , — entourent le lieu; ils enferment Sékos.

Pharmakis fut saisi de tristesse, et soupira profondément; — du monastère, il appelle ses braves : — « Où êtes-vous, mes braves, mes vaillants beaux hommes? — Tenez! prenez mes pièces d'or et ma veste d'or; — prenez mes plaques d'argent : j'en serai plus léger, (pour combattre ). — Tirez vos sabres; brisez-en les fourreaux, — et fondons brusquement sur les Turks pour les repousser.» — Mais un protopallikare s’arrète et lui dit : — « Mornes sont nos sabres, et tristes, nos fusils : — les Turks sont innombrables; les montagnes en sont noires. » — Il n'a point dit la parole, il n’a point achevé le propos ; — et déja Pharmakis est pris vivant.

a Ne te l’avais-je pas dit, Pharmakis, une, trois et cinq fois, — de ne pas rester en Valachie, de

23 À AAAO ΕΙΣ ΤΟΥΣ IAIOTZ.

» Μὴν ἀπομείνης cv Βλαχιὰν, ςοῦ Σέχου μὴν χαθήσης;”- | & Ποῦ νὰ τὸ ξεύρω ὁ πικρὸς, ςὸν νοῦν µου ποῦ να pe’ ἔρθν » ὅτι κονσόλοι χριστιανοὶ ποτὲ θὰ μᾶς προδώσουν].--- Ἑσεῖς πουλιὰ, ὅσα ψηλὰ πετᾶτι Ἰὁ τὸν ἀέρα,

LA MORT DE GEORGAKIS ET DE PHARMAKIS. 3

ne pas l'arrêter à Sékos?» — «Eh! comment le savoir, malheureux ! comment me le mettre dans la pensée, — que des consuls chrétiens nous trahiraient ὃν — O vous, oiseaux, qui volez là-haut, dans les airs, — allez le raconter dans le pays des Franks, dans les terres des Chrétiens, — et dites (en passant ) à la femme de Pharmakis, que Pharmakis est mort.

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